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L'origine surprenante du mot «Google»

L'origine surprenante du mot «Google»

Il y a vingt ans naissait le moteur de recherche au chiffre d'affaires annuel à plus de 100 milliards de dollars. Mais d'où vient son nom ? Le Figaro revient sur son origine.  

 

Un chiffre d'affaires annuel à plus de 100 milliards, 750 millions d'utilisateurs, 100 milliards de requêtes chaque mois... Les chiffres sont vertigineux. Incontournable, Google règne sur le monde du web. À l'occasion des vingt ans de la création du moteur de recherche, le Figaro revient sur l'origine étonnante de son nom.

Pour cela, il nous faut revenir dans le temps, il y a 80 ans. Un dénommé Edward Kasner, mathématicien américain, invente le terme «googol» («gogol» en français) pour désigner un «nombre 10 élevé à la puissance 100 (10 suivi de 100 zéros)», explique Alain Rey dans 200 drôles de mots qui ont changé nos vies depuis 50 ans. Un nombre sans autre intérêt arithmétique que son «énormité», explique le lexicologue. Mais alors, pourquoi le baptiser ainsi?

 

«Plusieurs onomatopées en gog-, gug- existaient en anglais, dont le verbe goggle, «rouler des yeux ronds», analyse Alain Rey. Le nom pourrait faire allusion à l'ahurissement». En 1996, Larry Page and Sergey Brin, étudiants à l'Université de Stanford, ont une idée révolutionnaire: créer un moteur de recherche capable de scanner les pages du web. Un de leurs camarades propose de le baptiser «googolplex» (le nombre 10 élevé à la puissance gogol). Un nombre aux zéros paraissant interminables, symbolisant sans doute la quantité des données récupérées par les étudiants. Le mot fut éventuellement «abrégé en «googol», mal transcrit en google», raconte le lexicologue.

 

Près de vingt ans plus tard, le verbe «googliser» fait son entrée dans le Larousse. Littéralement, le verbe signifie «chercher sur Google». Par extension, il veut aussi dire «s'informer sur (quelqu'un, quelque chose) en interrogeant ce moteur de recherche)». Alain Rey remarque, par ailleurs, que le verbe est international: googeln en allemand, guglar en espagnol. Avant de conclure: «Une thérapie sémantique serait souhaitable.»

 

Lefigaro.fr

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