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Retro Sports 2018 : Une année de consécration pour des athlètes féminines

Retro Sports 2018 : Une année de consécration pour des athlètes féminines

L’Année 2018, au niveau des sports en Côte d’Ivoire, a été marquée par plusieurs évènements significatifs au nombre desquels la consécration pour des athlètes féminines ivoiriennes qui ont décroché pour la plupart leurs toutes premières médailles d’or, la qualification des Eléphants footballeurs pour la CAN 2019 et les sanctions infligées à des personnalités du football par l’instance fédérale et la retraite internationale de Didier Drogba.

Enfin l’or pour Marie-Josée et Murielle

 

De toutes les disciplines, qui ont fait flotter le drapeau ivoirien dans les compétitions internationales, figure en première ligne l’athlétisme avec six médailles d’or décrochées par ses deux sprinteuses que sont Marie-Josée Ta Lou et Murielle Ahouré, sur les distances des 100 mètres de 200 mètres.

Marie-Josée Ta Lou a été celle qui s’en est tirée avec le plus grand nombre de lauriers. C’est à juste titre qu’elle a été élue meilleure athlète féminine des 100 mètres pour le compte de l’année 2018, par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF).

Elle se frotte les mains avec cinq médailles glanées le 5 juillet, lors de la Diamond league, en Suisse, avec un chrono de (10,90s), à Monaco, le 27 juillet, avec un temps de (10,89s), lors des championnats d’Afrique d’Asaba, au Nigeria, le 2 août, avec un doublé sur les deux distances dont un temps de (11,15s) sur les 100 mètres, et à la 3è édition de la coupe continentale avec un chrono de (11,14s), les 8 et 9 septembre 2018 à Ostrava, en République Tchèque.

Quant à Murielle Ahouré qui a renoué avec la compétition après quelques mois d’indisponibilité, elle est créditée d’une médaille d’or obtenue le 30 août, lors de la Diamond league de Zurich, sur la distance des 100 mètres parcourus en (11,01s).

Le taekwondo et le judo ne sont pas en reste

finale taekwondo

 

Au taekwondo, Ruth Gbagbi a été la première athlète à annoncer les couleurs des médailles d’or au cours de l’année 2018. Elle a décroché l’or dans la catégorie des moins de 62kg au Grand Slam qui s’est déroulé en Chine au mois de janvier.

Elle a remis le couvert au championnat d’Afrique de taekwondo qui s’est déroulé du 28 au 30 mars à Agadir, au Maroc. L’Ivoirienne venait d’être sacrée pour la 4è fois consécutive championne d’Afrique dans la même catégorie.

L’OPEN International qui s’est tenu à Beyrouth, au Liban du 21 au 23 septembre, a été l’occasion pour la taekwondo-in Ibo Koumba Hélène (-62kg) de s’illustrer de fort belle manière avec à son actif deux médailles d’or sur les quatre remportées par la Côte d’Ivoire.

En judo, Dabonné Zoulehia est montée sur  la plus haute marche du podium au terme de l’Open de Dakar qui s’est déroulé les 17 et 18 novembre, au Sénégal. En effet, après avoir fait parlé d’elle lors du Tournoi international de judo de la ville d’Abidjan (TIVA 2018), la judokate ivoirienne s’est encore distinguée en remportant la médaille d’Or du tournoi de Dakar, dans la catégorie des moins de 57 kg.

Trois sujets importants ont dominé l’actualité footballistique au plan national savoir la qualification des Eléphants pour la CAN 2019, les sanctions infligées à des personnalités du football et la retraite de Didier Drogba.

La Côte d’Ivoire sera présente à la CAN 2019

Les Eléphants ont obtenu leur ticket pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui se déroulera en 2019. Le nouveau pays hôte de l’édition sera connu le 19 janvier 2019 après le retrait de l’organisation au Cameroun par la Confédération africaine de football (CAF).

A une journée de la fin des éliminatoires, dans la poule I, la Côte d’Ivoire occupe le deuxième rang avec 8 points derrière la Guinée qui en totalise 11. Après le rendez-vous manqué du Mondial 2018, la Côte d’Ivoire s’est réconciliée avec le public sportif en compostant son ticket sous la conduite de son nouveau sélectionneur, Kamara Ibrahim.

Record de sanctions de dirigeants de clubs par la FIF

Roger Ouégnin

Le PCA de l’Asec Mimosas, Roger Ouégnin

Hors du rectangle vert, le comité exécutif de la Fédération ivoirienne de football (FIF) a suffisamment manié le bâton en sanctionnant lourdement des illustres personnalités du mouvement sportif qui avaient maille à partir avec elle.

Ces quatre dirigeants de clubs sont membres d’un collectif de présidents de clubs réunis au sein d’un  groupement dénommé « GX » qui demande la révocation de l’actuel comité exécutif de la Fédération. L’affaire a été portée devant la Fédération internationale de football Association (FIFA).

Le président du conseil d’administration du Stella Club d’Adjamé a été le premier à écoper de la suspension. Le comité de discipline de la FIF l’a suspendu de toute activité liée au football pendant deux ans, le 3 août. Il est reproché à Salif Bictogo d’avoir accusé des responsables de la faitière de « blanchiment d’argent » sur un supposé scandale financier portant sur la somme d’environ 4 milliards de francs CFA.

Le 21 septembre, c’est au tour du président du conseil d’administration de l’Asec Mimosas, Roger Ouégnin, de se voir sanctionné par la FIF. Pour avoir désavoué le projet CJeune (projet de détection et de formation de jeunes talents) et boycotté la finale de la supercoupe, il a été blâmé et interdit des stades de football pendant 12 mois assortis d’une amende pécuniaire de 10 millions de francs CFA.

Le 18 novembre, intervient celle d’Alain Gouaméné, surnommé « le héros de Sénégal 1992 ». Pendant deux ans, il lui est interdit d’exercer toute activité administrative et sportive relative au football et devra aussi payer une amende de 2 millions de francs CFA. La raison est que le 16 septembre, Alain Gouaméné et le vice-président de la FIF, Sory Diabaté, ont eu une violente altercation après l’enregistrement d’une émission de RFI, à Abidjan, sur les installations du Golf Hôtel, devant des témoins.

Et comme cela ne suffisait pas, c’est le président de Agir Football Club de Guibéroua, Armand Désiré Gohourou, qui est la dernière victime de la FIF. Pour avoir tenu des propos injurieux, diffamatoires et outrageux envers la Fédération et ses instances, à l’occasion de ses sorties sur la crise Fédération-GX, il est interdit d’exercer toute activité administrative,  sportive ou autre, relative au football pour une durée de 24 mois. La décision est tombée le 24 décembre.

Toutes les personnalités sanctionnées auraient interjeté appel auprès de la commission de recours de la FIF, a-t-on appris.

La retraite de la “légende” Drogba

Drogba

L’autre fait marquant de l’année en football, est la retraite, à l’âge de 40 ans, de Didier Yves Tébily Drogba, officiellement annoncée au public sportif le 22 novembre. L’homme qui a débuté sa carrière professionnelle à Guigamp avant de la terminer aux Etats-Unis, plus précisément à Phoenix, a finalement décidé de raccrocher les crampons.

Les plus belles pages de sa carrière, il les doit au club londonien de Chelsea avec lequel il a disputé deux finales de la ligue des champions d’Europe et remporté celle de 2012. De sa belle épopée, l’on retient qu’il aura disputé 786 matchs et inscrits près de 360 buts et décroché deux titres de ballons d’or africain.

Avec son pays natal, l’aventure a débuté en 2002. Il a fait vibrer de nombreux supporter sur les stades du continent africain à l’occasion des rendez-vous internationaux dont les éliminatoires et les phases finales des Coupes d’Afrique des Nations (CAN). Avec les Eléphants dont il arborait le brassard de capitaine, il a disputé deux finales de CAN qu’il a malheureusement perdues. L’histoire retiendra qu’il a inscrit sous le maillot de l’équipe nationale, 65 buts en 105 sélections

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