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Retrait de la CAN 2019 au Cameroun : le Maroc en pôle position

Retrait de la CAN 2019 au Cameroun : le Maroc en pôle position

L'inforrmation est tombée, ce vendredi 30 novembre à la suite d'une réunion de la Comité exécutif à Accra au Ghana. La Confédération africaine de football (CAF) a finalement décidé de retirer l'organisation de la prochaine Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2019, au Cameroun. Après cette décision, tous les voyants s'allument pour le Maroc qui risque de prendre le relais et organiser la messe du football africain en juin prochain.

La Confédération africaine de football a finalement décidé de retirer l'organisation de la prochaine Coupe d'Afrique des nations au Cameroun. Une aubaine pour le Maroc, qui avait faux bond à la CAF en 2015 sur fond d'épidémie d'Ebola et qui devait attendre 2025 pour prétendre à nouveau à pouvoir abriter l'événement.

C’est une importante délégation marocaine, conduite par Fouzi Lakjaâ, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), qui s’est envolée jeudi 29 novembre en direction de la capitale ghanéenne, Accra, pour assister au comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF).

Plus de doute dès jeudi

À peine le pied poser sur le tarmac, on se réjouissait déjà au sein de la délégation des chances du royaume d’accueillir la Coupe d’Afrique des nations (CAN), en juin prochain. Car pour les Marocains, le retrait de l’organisation de la compétition footballistique la plus prestigieuse du continent au Cameroun ne faisait déjà plus de doute.

Et pour cause : les retards accusés par le pays dans la réalisation des infrastructures nécessaires à l’accueil de la CAN sont connus depuis plusieurs mois, et ont même été explicitement pointés du doigt lors du dernier comité exécutif de la CAF, fin septembre à Charm el-Cheikh.

La réunion d’Accra de vendredi a donc finalement tranchée : le Cameroun est officiellement hors jeu et un nouvel appel à candidature est lancé. Et dans ce contexte, le Maroc fait figure de favori. Le royaume a en effet plusieurs atouts dans sa manche. Un dossier quasi-prêt, le pays s’était porté candidat à l’organisation du Mondial 2026 – attribué in fine au trio nord américain Canada – États-Unis et Mexique -, et des infrastructures déjà opérationnelles répondant aux normes exigées par la CAF.

Faire oublier le désistement de 2015

L’organisation de la CAN 2019 par le Maroc serait en outre une belle revanche pour le royaume, qui n’a plus abritée cette compétition depuis 1988. Lors de la CAN 2015, le Maroc s’était désisté, évoquant alors le risque sanitaire de propagation du virus Ebola qui faisait des ravages sur le continent.

Un faux bond qui avait valu au royaume des sanctions de la par de la Confédération africaine. Depuis, cependant, la direction de la CAF a changé. L’arrivée du malgache Ahmed Ahmed, réputé proche du royaume, a été accompagné d’un renfort de la représentativité marocaine au sein des organes de l’instance footballistique.

 

avec Jeune Afrique

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