Sport

Manchester United tombe à Brighton

Manchester United tombe à Brighton

D'une fébrilité rare en défense, le club mancunien s'est incliné logiquement (2-3). Paul Pogba a encore marqué.  

 

Le match : 3-2

Décidément, Brighton est un adversaire qui ne réussit pas à Manchester United. Battu (0-1) en mai dernier dans le Falmer - Amex Stadium, les joueurs de José Mourinho se sont inclinés logiquement, dimanche (2-3), dès la deuxième journée de Premier League. Les supporters les ont même chambrés en fin de match, en chantant : «Can we play you every week ?» («Peut-on vous jouer toutes les semaines ?», en français).

Statiques, sans idées ni ligne directrice, les Mancuniens ont subi pendant la première période. Ils auraient toutefois pu ouvrir le score contre le cours du jeu à la 10e minute, mais l'imposant Romelu Lukaku a tiré à côté. Le Belge a marqué à la 34e minute mais il était trop tard. Brighton avait inscrit deux buts, par Glenn Murray (d'un subtil extérieur à la 25e) et Shane Duffy (à la suite d'un corner cafouillé à la 27e). Pascal Groos en a inscrit un troisième avant la pause (42e) sur un penalty qu'il a obtenu.

Pour tenter de limiter la casse, José Mourinho n'a pas eu d'autre choix que de lancer Jesse Lingard et Marcus Rashford à la mi-temps. Il s'est montré patient avec Anthony Martial. Mais, vu l'inactivité du Français, il l'a sorti à l'heure de jeu (remplacé par Fellaini, qui a obtenu un penalty en fin de match). Ces changements ont permis à MU de prendre le contrôle du jeu. Sans pour autant se montrer davantage dangereux. Ils ont enchaîné les phases de possession (un coup à gauche, un coup à droite) sans créer de déséquilibre ni trouver de décalage. Seul Paul Pogba a failli sonner la révolte (75e). Sa frappe, sublime, a été détournée en corner par Mathew Ryan d'un arrêt tout aussi sublime. Il a réduit l'écart sur penalty à la dernière seconde (son deuxième but en deux journées). C'était beaucoup trop tard pour espérer autre chose qu'une défaite.

Le joueur : Eric Bailly, la faillite totale

Il y a des jours comme ça où, rien ne semble fonctionner. Ce fut le cas d'Eric Bailly. Le défenseur ivoirien a eu tout faux cet après-midi : sa responsabilité est engagée sur les trois buts concédés en première période. Le centre de Solly March lui passe entre les jambes puis il est en retard pour intervenir devant Shane Duffy, qui a eu tout le temps d'ajuster David De Gea, avant de concéder un penalty pour un vilain tacle sur Pascal Gross. La pause n'a rien changé. Il a failli offrir un quatrième but au retour des vestiaires en ratant un contrôle devant sa surface. Un match à oublier pour un joueur acheté 38 millions d'euros.

 

L'Equipe

Commentaires