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Le Bayern Munich battu en finale de la Coupe d'Allemagne par l'Eintracht Francfort

Le Bayern Munich battu en finale de la Coupe d'Allemagne par l'Eintracht Francfort

L'Eintracht Francfort a remporté la Coupe d'Allemagne aux dépens du Bayern Munich (3-1), champion et ultra-favori, grâce notamment à un doublé d'Ante Rebic ce samedi en finale à Berlin.

Francfort aura dû attendre trente ans et quelques minutes de plus pour soulever un nouveau trophée. Après sa dernière victoire en Coupe d'Allemagne en 1988, l'Eintracht s'est de nouveau imposé dans l'épreuve ce samedi, pour la cinquième fois, aux dépens du Bayern Munich (3-1), au terme d'une finale à suspense. Dans le temps additionnel (90e+4), les Bavarois pensaient bien bénéficier d'un penalty pour une faute sur Martinez, mais l'arbitre, avec l'aide de la vidéo, en a décidé autrement. Sur l'action suivante, le huitième de Bundesliga a asséné le coup de grâce, par Gacinovic (90e+6), dans le but déserté par Ulreich. La pelouse pouvait être envahie par les supporters des Aigles. Et les joueurs de Jupp Heynckes crier au scandale. Il était trop tard.

Les champions d'Allemagne auraient aussi pu montrer un autre chose plus tôt dans la rencontre, au lieu de se réveiller en seconde période. Menés rapidement au score après le pressing payant d'Ante Rebic sur James Rodriguez, conclu avec sang-froid (11e), les partenaires de Franck Ribéry, titulaire, à l'inverse de Tolisso et Coman, entrés par la suite, sont apparus fatigués sur la pelouse du stade olympique de Berlin. Ils sont bien procuré les meilleures occasions (8e, 17e, 25e et 33e). Mais ce n'est qu'après la pause et beaucoup d'efforts, qu'ils sont revenus à la marque par Lewandowski, sur un centre de Kimmich (53e).

Chacun a eu sa chance dans la dernière demi-heure : Hummels a trouvé la transversale de la tête sur corner (80e), puis le défenseur international allemand a été pris de vitesse par Rebic à nouveau (82e), qui a remis l'Eintracht de Sébastien Haller en position idéale. La fin de match tendue et un ultime arrêt de Hradecky (90e+3) a éteint les derniers espoirs bavarois. Sur le banc de Francfort, Niko Kovac peut s'en aller l'esprit tranquille : il laisse une équipe qualifiée en Ligue Europa et rejoindra le camp d'en face la saison prochaine. Un autre monde. 

 

 

L'Equipe

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