Politique

Union africaine: ouverture du sommet sur la réforme de l’institution

Union africaine: ouverture du sommet sur la réforme de l’institution

Le 11e sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) a débuté, ce samedi 17 novembre, à Addis-Abeba. L'enjeu de ce sommet vise à réformer l'institution, héritée de l'ère des indépendances, pour la rendre plus efficace. Il est question de politiser davantage le rôle de la Commission, de créer une véritable agence de développement de l'UA ou encore de renforcer les sanctions financières contre les Etats mauvais payeurs de leurs cotisations. Les dirigeants ou leurs représentants étaient, dans la matinée, en session fermée et portes closes mais les échos semblent positifs. Ce samedi matin, à l'ouverture de la session publique, les orateurs ont martelé l'importance de réussir ce sommet.  

C'est en français que le Premier ministre éthiopien - dont c'est le premier sommet – a accueilli ses pairs. Abiy Ahmed a rappelé l'engagement de son gouvernement à réformer une volonté qu'il semble vouloir transmettre à l'organisation continentale.

 

« Depuis toutes ces années, de nombreuses réalisations sont à mettre au crédit de l'Union africaine mais elle est encore loin de là où elle devrait être. La bonne nouvelle, c'est que nous sommes sur le bon chemin », a déclaré le Premier ministre éthiopien.

 

Donner plus de marge de manœuvre, d'autonomie à la Commission est au cœur des propositions discutées ce week-end. Cela répond à la logique de cette institution, vieille de 55 ans.

 

« L’Union africaine - faut-il le rappeler ? – a été créée pour accélérer le projet d’intégration économique et d’unité politique qui est au cœur du panafricanisme. Tout en respectant la souveraineté de nos Etats, elle part du constat que dans le monde actuel, les souverainetés, chèrement acquises, ne peuvent être préservées que si elles sont mises en commun », a déclaré Faki Mahamat, président de la Commission de l'UA.

 

Une mise en commun qui fait toujours peur à certains Etats. Les réformes proposées, si elles sont adoptées, ne sont qu'une étape d'un long, voire très long processus institutionnel.

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