Le cas le plus emblématique est celui du petit Bouba, âgé de 5 ans, enlevé, tué et vidé de son sang par un bijoutier de son quartier. Ce qui avait consterné la Côte d'Ivoire au plus haut sommet.

Pour cette marche de protestation contre les crimes rituels, les manifestants étaient pour la plupart vêtus de blanc et de pagnes à l’effigie de la Vierge Marie.
« En organisant cette marche avec les paroissiens, nous visons deux objectifs. Premièrement dénoncer ces enlèvements et crimes rituels sur les enfants qui sont récurrents dans le pays. Deuxièmement, nous voulons demander à la Vierge Marie, étant donné qu’elle est notre Mère qui, à un moment de sa vie, a perdu son fils Jésus, qu’elle mette fin à ce phénomène de crimes rituels d’enfants », a expliqué le père Thierry Michel Mobio, curé de Saint-Mathias de Yopougon.

Pour le père Gabriel Bombro, directeur de la pastorale sociale et de la Caritas du diocèse de Yopougon: "La possibilité est confiée à l’Église militante de s’organiser par des marches ou autres moyens pacifiques pour dénoncer ce genre d’actes. De plus, quand les chrétiens sont là pour manifester, c’est l’Église elle-même qui est en action".

Esther Alima Saloum fait partie des paroissiens marcheurs qui ont manifesté contre ces enlèvements et crimes rituels. « Ce genre d’action lorsqu’elle est chrétienne, apaise les cœurs », a estimé cette trentenaire, mère d’une petite-fille.

« En participant à cette marche, je veux aussi exprimer mon ras-le-bol face à ces enlèvements des tout-petits », a quant à lui déclaré, Benjamin Yao responsable de la communication à la paroisse Saint-Mathias. « Je veux également demander au Seigneur d’avoir piété de nous, d’agréer nos prières et de mettre fin à ces pratiques ignobles commises ».

 

Avec La Croix