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Situation d'Air Côte d'Ivoire: Abdoulaye Coulibaly annonce de bonnes nouvelles

Situation d'Air Côte d'Ivoire: Abdoulaye Coulibaly annonce de bonnes nouvelles

Le transporteur Airbus a organisé ce 09 juin, à Sofitel Hôtel Ivoire, un séminaire aviation-Afrique de l’Ouest. A la faveur de cette rencontre, le Pca d’Air Côte d’Ivoire et Aeria, le Général Abdoulaye Coulibaly a bien voulu se prêter à nos questions Le Patriote : Air Côte d’Ivoire a été créée en 2012

Quatre ans après le lancement de ses activités en novembre de cette même année, comment se porte aujourd’hui la compagnie?

Abdoulaye Coulibaly : Nous avons pour mission de développer la compagnie. Ce que nous faisons depuis son lancement. C’est aux autres de nous juger sur l’évolution. Mais, ce que je peux dire, c’est que les chiffres sont bons. D’abord nous avons démarré avec trois avions avant de passer à six pour en arriver à neuf. Et dans quelques semaines, nous serons à 10 avions avec l’arrivée d’un nouvel appareil. En termes de passagers, nous étions l’année dernière à 600.000 et nous serons à 700.000 à la fin de cette année.

LP : Le président Alassane Ouattara a affiché son ambition de doter la compagnie d’une importante flotte. Qu’en est-il aujourd’hui ?

AC : Le président de la République a effectivement l’ambition de faire d’Air Côte d’Ivoire une grande compagnie en Afrique de l’Ouest. Il est vrai que cela nécessite beaucoup de moyens. Mais nous avons déjà reçu ce qu’il faut. C’est maintenant à nous d’oeuvrer à l’atteinte de l’objectif du chef de l’Etat ivoirien. Il faut savoir qu’en termes de capital, nous avons atteint 63 milliards de Fcfa et dans trois ans nous projetons de passer à un capital de 150 milliards de Fcfa. L’Etat a déjà donné sa part dans l’augmentation de capital qui est de 10 milliards de Fcfa et prévoit de nous donner 10 autres milliards à la fin de l’année.

LP : Le ministre des Transports, Gaoussou Touré, avait annoncé récemment qu’Air Côte d’Ivoire reverrait sa politique de prix. Où en êtes-vous ?

AC : Dans le transport aérien, les prix fluctuent d’une compagnie à une autre. Dans un même avion, vous pouvez avoir payé votre billet à un coût différent de celui de votre voisin immédiat. Mais à Air Côte d’Ivoire, nous avons de très bas prix. Notamment sur nos vols domestiques où nous avons fait beaucoup d’efforts. Par exemple, un aller-retour San Pedro ou Korhogo c’est autour de 80.000 Fcfa. Ce sont des initiatives pour permettre aux Ivoiriens de voyager plus facilement.

LP : Un mot sur vos prochaines destinations domestiques ?

AC : Nous sommes prêts à desservir l’Est de la Côte d’Ivoire. Le problème c’est que les pistes ne sont pas bitumées. Mais nous pensons que d’ici la fin de l’année prochaine, les pistes de Bouna et de Bondoukou le seront parce que ces villes méritent d’être desservies par Air Côte d’Ivoire.

LP : La certification de l’Aéroport Félix Houphouët-Boigny est effective. Mais où en êtes-vous avec les vols vers les Etats-Unis qui n’ont pas encore démarré ?

AC : Pour la certification, nous avons donné l’expertise pour que l’aéroport soit certifié. Pour le moment, il y a une compagnie qui devait venir et qui a eu quelques difficultés en interne. Une autre compagnie qui s’était portée candidate n’a pas encore décidé au vu de certains problèmes indé- pendants de notre volonté. Si nous ne trouvons personne, nous prendrons nos responsabilités et irons nous-mêmes vers les Etats-Unis. Parce que lorsque nous aurons atteint notre maturité, nous pourrons le faire.

LP : Vous avez débuté avec des avions Bombardiers, aujourd’hui vous entamez un partenariat avec Airbus. Pourquoi ce choix ?

AC : Les avions de Bombardier sont utilisés pour des vols à l’intérieur de la Côte d’Ivoire. Ce sont des avions qui prennent autour de 67 passagers et qui durent moins d’une heure trente minutes. L’Airbus est utilisé pour le régional avec des capacités de passagers à partir de 120 personnes. C’est un partenariat commercial que nous avons avec Airbus et l’avantage, c’est qu’il va nous aider à construire un grand centre de maintenance pour qu’au bout de quatre ou cinq ans, nous puissions nous-mêmes faire la maintenance des appareils. D’ailleurs, nous avons à l’Institut national Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, 15 pilotes en formation théorique et 25 mécaniciens en formation dont des filles.

LP : Face à la menace terroriste quelles sont les dispositions prises à l’aéroport ?

AC : Nous avons pris des mesures draconiennes pour sécuriser l’aéroport. Nous avons une société de sécurité qui a déployé plus de 250 caméras à l’aéroport. C’est vrai qu’il ne peut pas y avoir de sécurité à 100%. Mais nous travaillons toujours dans ce sens.

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