Société

Promotion du genre/ Zoom sur les femmes reporters photographes de Côte d’Ivoire

Promotion du genre/ Zoom sur les femmes reporters photographes de Côte d’Ivoire

Victorine Soko est la présidente des femmes reporters photographes de Côte d’Ivoire. A la faveur de la journée mondiale de la liberté de la presse, mercredi 03 mai 2017, elle a présenté la structure qu’elle préside à Imatin.net

« Nous existons depuis trois ans. Nous avons pour objectif de faire la promotion du genre. Nous avons choisi la photographie qui est un moyen de communication, d’éducation et de sensibilisation », a indiqué d’emblée Victorine Soko. Photos journalistiques et  expositions photos meublent le quotidien de cette association d’une centaine de femmes issues des médias et des institutions mais composée aussi de freelances. Un journal en ligne intitulé Femmes Infos, révèle la présidente, est en cours d’élaboration en vue de faire la promotion du genre.  

En ce qui relève des contraintes relatives à ce métier attribué à tort ou à raison aux hommes par l’imagerie populaire, Victorine Soko les relativise. « Les hommes ont les mêmes contraintes professionnelles qui les éloignent par moment du domicile familial. Le métier est donc contraignant pour les hommes et les femmes. C’est un métier passionnant dans lequel nous rendons un grand service à la nation. Un photojournaliste est un historien en images. », clame-t-elle.

Il n’en demeure pas moins que la présidente Victorine Soko déplore le traitement salarial et les conditions de travail précaires en porte-à-faux avec la cherté du matériel de travail à l’ère du numérique. « L’appareil photo professionnel le moins cher, c’est 500.000 Frs Cfa. Ensuite, il faut avoir un ordinateur. Tout ceci n’est pas accessible pour faire notre travail. Enfin la loi sur la presse doit tenir compte de tous cela. », recommande-t-elle. Pour faire partie de la grande famille des femmes reporters photographes de Côte d’Ivoire, conclut notre interlocutrice, il faut être photographe avec une expérience de 5 ans minimum, payer son adhésion et avoir la passion du métier.

 

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