Société

Pluies diluviennes : Abidjan encore paralysée

Pluies diluviennes : Abidjan encore paralysée

Les jours passent et se ressemblent presque à Abidjan où des pluies diluviennes s’abattent depuis fin mai 2014 sur l’étendue du district.

Parmi des jours de fortes averses, il faut désormais inclure la nuit du lundi 30 juin au mardi 1er juillet 2014. De fait, la pluie qui a commencé peu après 1H du matin, n’a épargné aucune commune. Un véritable déluge s’est abattu sur la plupart des quartiers à des périodes espacées qui laissaient espérer les populations.

Les moments forts se situaient entre 5H30 et 6H30 où une quantité record de pluie a arrosé Abidjan. Aux endroits ordinairement inondés tels que la Riviera, l’espace Indénié (Adjamé), l’ancienne route Adjamé-Yopougon, où les eaux de ruissellements avaient totalement débordé des caniveaux, il fallait pour ce mardi, matin ajouter les communes de Marcory, Koumassi, Treichville et Port-Bouët. Ces communes dites « épargnées » ont subi leur premier véritable revers. En zone 4 comme au quartier Remblai (Marcory), plusieurs automobilistes avaient été contraints de se frayer des chemins dans les ruelles. Les principales voies étant totalement hors d’usage, devenues des rivières en crue par la forte précipitation.

A Treichville, le décor était presqu’identique à la frontière avec Marcory surtout au quartier Belle-ville. Le plus grand « désastre » est à mettre du côté de Koumassi où plusieurs quartiers ont été coupés du reste de la commune. Les habitations situées tout au long du boulevard du Gabon ont été inondées. Quant au boulevard lui-même, il était devenu impraticable. L’eau était montée à une certaine hauteur , et avait bloqué toute circulation. La preuve, l’un des bus de la Sotra immatriculé 8208-5 qui assurait la liaison Adjamé-Koumassi, a été quasiment noyé. Les autres bus de la même ligne qui évitaient d’emprunter le boulevard du Cameroun, ont dû affronter de hautes vagues au carrefour fourrière où le commissariat de Police du 36ème arrondissement et la gare Utb avaient une partie de leurs locaux dans l’eau.

La grande mosquée et la mairie avaient été « encerclées » par des eaux qui avaient fini par les isoler. Il en va de même pour le lycée moderne à côté duquel, le boulevard du 7 décembre avait pris l’allure d’une rivière sortie de son lit. Une bonne parti du grand boulevard qui conduit à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny, avait été envahie par l’eau stagnante au niveau juste après Ancien-Koumassi. Des automobilistes qui s’étaient déjà engagés sur les voies citées, ont dû couper les moteurs provoquant des bouchons.

Devant cette situation de blocage, des travailleurs tout comme des candidats au baccalauréat 2014, se sont résolus à marcher sur des kilomètres pour atteindre leurs lieux de travail ou salles d’examen. En tout cas, jusqu’à 11H, l’eau était encore présente dans certains quartiers où des kilomètres d’embouteillage empêchaient toute circulation.

 

 

M’BRA Konan

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