Société

Panique à la Maca, hier: des gardes pénitentiaires emprisonnés par des prisonniers. Les faits

Panique à la Maca, hier: des gardes pénitentiaires emprisonnés par des prisonniers. Les faits

Les détenus de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) ont manifesté bruyamment leur mécontentement, le mardi 06 janvier 2015. Conséquence : un blessé par balle. 

Il se nomme Kouassi Konan, un agent pénitentiaire. Mais, ses jours ne sont pas en danger. Parce que touché au bras. Comment en est-on arrivé à ce drame qui a perturbé la quiétude de tous les riverains? Un lieutenant de Yacou, le Chinois répondant au sobriquet de ‘’Blindé’’ s’est rendu au greffe de la Maca, le mardi 06 janvier au matin avec son téléphone portable en main, en violation des mesures carcérales. Les agents pénitentiaires lui arrachent le téléphone-portable dont l’utilisation est proscrite en ce milieu. Mécontent, ‘’Blindé’’, le lieutenant de Yacou, le Chinois, appelle des co-détenus en renfort et ils enlèvent deux surveillants innocents et les conduisent au Bâtiment ‘’C’’ pour les ‘’ incarcérer’’. D’où la colère des gardes pénitentiaires qui ont procédé à des tirs de sommation pour dissuader les détenus afin d’atteindre leur objectif qui est de libérer leurs deux amis. Rien n’y fit. Selon Koné Hincleban, le régisseur de la Maca, un groupe de détenus est venu désavouer les ‘’ troubleurs’’ et les convaincre à renoncer à leur entreprise sans issue. Malgré cela, ceux-ci sont restés campés sur leur position de ‘’ maintenir en détention’’ les deux agents pénitentiaires au Bâtiment ‘’C’’. Il a fallu l’arrivée de Watta Boubacar, le directeur de l’administration pénitentiaire pour faire asseoir les deux parties et ouvrir le dialogue. C’est à ce prix que les ‘’agents détenus’’ ont été relaxés par leurs ‘’geôliers’’ qui ne sont autres que des détenus, au vrai sens du mot. Il faut noter que ces genres de violences sont récurrents à la Maca, d’autant que les tirs de sommation auraient été faits à l’arme lourde.

M. Ouattara

Commentaires