Société

Ouverture à Bouaké d’une formation des relais communautaires en prévention de conflits

Ouverture à Bouaké d’une formation des relais communautaires en prévention de conflits

Un atelier de formation des relais communautaires et des moniteurs sur la technique des causeries éducatives, la prévention des conflits, la promotion du genre et la cohésion sociale, s’est ouvert, jeudi, à Bouaké (Centre-Nord), a constaté APA sur place.

Financé par le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA en anglais), et mis en œuvre par l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS), un outil de veille, d’alerte et d’aide à la décision du ministère de la solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, l’atelier de Bouaké refermera ses portes samedi.

Pendant trois jours, les 40 participants de cette session de formation verront leurs capacités renforcés sur le mécanisme d’alerte précoce de l’OSCS, sur la prévention des conflits en général et sur l’intérêt de la prise en compte de la dimension genre dans la résolution des conflits et le renforcement de la cohésion sociale, en particulier.

La typologie et la définition des violences basées sur le genre ainsi que les moyens de lutte contre ce phénomène et les techniques de causeries éducatives seront également abordées lors de cet atelier de Bouaké, après ceux d’Abidjan (Yopougon, Abobo et Koumassi), Gagnoa et Divo.

« La décennie de crise sociopolitique qui a secouée la Côte d’Ivoire entre 2002 et 2011 a réellement effrité les liens sociaux entre les populations et malgré la fin de la crise depuis sept ans, cette situation négative n’a pas encore été totalement résorbée dans les rapports quotidiens entre les habitants de ce pays », a soutenu à l’ouverture le secrétaire général de la mairie de Bouaké, Ruffin Lagouth. C’est pourquoi, s’est-il par la suite réjoui, ce renforcement de capacité sur la thématique de la cohésion sociale est la bienvenue dans la ville de Bouaké, épicentre de la crise de 2002 dans le pays.

Prenant la parole à son tour, le sous-préfet de Bouaké, Ismaël Samassi a salué la portée sociale de cet atelier qui promeut la cohésion et la préservation de la paix.

Avant lui, le Directeur des études de l’OSCS, Sinaly Traoré, a souligné l’utilité des moniteurs communautaires dans l’animation des mécanismes d’alertes précoces mis en place par l’Observatoire.

« En remontant vers l’observatoire les informations susceptibles de nuire à la solidarité et à la cohésion sociale et donc à la paix, les moniteurs, monitrices et relais communautaires que vous êtes vont favoriser par la même occasion l’action gouvernementale en faveur des populations vulnérables » d’où l’intérêt de cet atelier, a-t-il conclu.

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