Société

Moussa Koné (pdt Anglo-net corporation) : « The Happy New Year est le lancement d’un vaste projet »

Moussa Koné (pdt Anglo-net corporation) : « The Happy New Year est le lancement d’un vaste projet »

L’Anglo-net corporation organise le samedi 17 février 2018 un événement dénommé The Happy New Year. La cérémonie est prévue à l’hôtel Belle-Côte de la Riviera Palmeraie. Avant ce grand rendez-vous, Moussa Koné, président de la structure organisatrice, s’est ouvert à nous.  

 

Vous organisez une cérémonie dénommée The Happy New Year. De quoi s’agit-il exactement ?

The Happy New Year, c’est un spectacle tout en anglais qui est composé d’activités artistiques telles que des représentations théâtrales, des poèmes, des chants ainsi que des blagues. Comme son nom l’’indique, The Happy New Year  c’est pour  souhaiter une bonne et heureuse année particulièrement à la communauté anglophone ; un peu comme le Bonjour de la communauté francophone. Ce qui fait la particularité de The Happy New Year, c’est que c’est autour d’un thème. Cette année, le thème choisi est « l’immigration clandestine ». Vu la récente situation que bon nombre d’Africains  a vécu en Libye, c’est notre contribution à la sensibilisation des jeunes par rapport à ce fléau. La représentation théâtrale va retracer la tragédie d’un jeune Africain qui a tenté d’aller aux Etats-Unis par des voies illégales. Il perd la vie et sa dépouille mortelle revient à sa famille.

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Nous avons appris que derrière The Happy New Year, il y a un projet que vous comptez lancer. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Effectivement, il y’a un projet ambitieux derrière The Happy New Year. On va dire que The Happy New Year, c’est le lancement d’un vaste projet que nous voulons réaliser dans le cadre de la sensibilisation des jeunes. Il s’agit d’organiser d’abord The Happy New Year à Daloa, l’une des villes les plus touchées par le fléau de l’immigration clandestine. Nous voulons aussi faire la même représentation à Abobo. Etant donné qu’on veut sensibiliser tous les jeunes de la Côte d’Ivoire, nous ne pouvons pas nous limiter à ces deux villes. Il s’agit donc de faire le film de la pièce The Eldorado,  qui touche du doigt le danger que constitue ce phénomène. Ensuite de continuer la campagne de sensibilisation à travers des projections de ce film. Cela se fera à travers nos points focaux qui existent déjà dans les différentes communes de Côte d’Ivoire.

Comment comptez-vous financer votre projet ?

Nous n’avons pas, pour l’heure, les moyens de notre politique. C’est justement pour cela que nous organisons ce lancement qui vise à faire un lobbying auprès des institutions en charge de la lutte contre l’immigration. Nous visons certains ministères qui ont pour cahier de charges la lutte contre ce fléau. Notamment le ministère de l’Intégration et des Ivoiriens de l’étranger, celui de l’Intérieur et pourquoi pas le ministère de la Culture puisqu’il s’agit des activités artistiques. Nous entendons œuvrer avec l’OIM, le HCR, l’ONU et bien d’autres.

Comment se fait l’accès à cet événement ?

Malheureusement, ce n’est pas un événement ouvert au grand public. Nous avons prévu des cartes d’invitation. Tous ceux qui seront présents auront été invités. C’est un public sélectif axé sur des personnes qui pourraient éventuellement nous aider pour la suite. Cependant, ceux qui voudraient voir The Eldorado peuvent nous contacter. S’il y a des cartons d’invitation disponibles, nous nous ferons le plaisir de les contenter. Rappelons que ce jour-là, il y aura une collecte de fonds pour le besoin de la cause. Cela servira juste pour venir en aide à ceux qui auront rendu cet événement possible. Il est clair qu’après The Happy New Year, nous allons entamer la collecte de fonds pour le projet à proprement dit. Si les institutions ne sont pas impliquées, nous n’y parviendrons pas. Tout va se jouer après le 17 février. Je voudrais lancer un appel à tous ceux qui pourraient nous aider à réaliser ce projet. Il s’agit de maintenir des jeunes qui pourront participer au développement de la Côte d’Ivoire. Nous comptons mettre en place une maison de production audiovisuelle qui va nous permettre de faire des courts-métrages qui traiteraient des sujets d’actualité afin d’améliorer le quotidien des Ivoiriens. Cela pourrait être une opportunité d’avoir quelque chose à faire

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