Société

Mort des moines de Tibéhirine: l'enquête franchit une nouvelle étape

Mort des moines de Tibéhirine: l'enquête franchit une nouvelle étape

En France, l'enquête sur la mort des moines de Tibéhirine assassinés en 1996 en Algérie vient de franchir une nouvelle étape d'après des révélations de la radio France Inter. Les conclusions des dernières expertises scientifiques confirment que les moines ont été tués un mois avant l'annonce de leur décès et qu'ils ont été décapités après leur mort.

 

L'expertise génétique est venue confirmer que les crânes étaient bien ceux des sept moines, en revanche les identités associées aux scellés ne correspondaient pas, les cranes avaient été mélangés. Ensuite les scientifiques ont inspectés l'intérieur des boîtes craniennes à la recherche de parasites.

Ils ont mis en évidence des cocons d'insectes qui se seraient développés avant la découverte des têtes le 30 mai 1996, Conclusion : les décès des moines seraient antérieurs à cette découverte et les biologistes émettent l'hypothèse qu'ils sont morts entre le 25 et le 27 avril 1996.

Enfin, l'examen au scanner a permi de constater des lésions d'égorgement au moins sur deux moines. « Toutes les lésions constatées plaident en faveur d'une décapitation post mortem, à l'aide d'une lame à fil lisse », estiment les scientifiques.

Bien sûr, cette expertise ne permet pas de dire qui a tué les moines, elle remet néanmoins en cause de nombreux éléments . Notamment le fait, indique Patrick Baudoin, l'avocat des familles, que la mort des moines est vraisemblablement antérieure à ce qui a été toujours avancé par les autorités algériennes.

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