Société

Mohamed Lamine (éditeur guinéen) : "Le SILA est un bel espace pour promouvoir le livre"

Mohamed Lamine (éditeur guinéen) :

Mohamed Lamine Camara est éditeur chez L’Harmattan Guinée. Dans le cadre du Salon international du livre d’Abidjan (SILA) qui se tient depuis le mercredi 16 mai 2020 au Palais de la culture de Treichville. Dans un entretien qu’il nous a accordé, le vice commissaire de Conakry Capitale mondiale du livre 2017 dresse un tableau du livre en Guinée.  

 

Vos impressions sur le SILA

Je suis à ma première édition au SILA et j’ai une bonne impression. J’ai senti une grosse mobilisation de la population, les élèves et les étudiants. J’ai vu aussi une belle mobilisation des autorités notamment le ministère de la Culture. Je pense que c’est un bon salon qui est un bel espace pour promouvoir le livre en Afrique, de rencontres et d’échanges entre les professionnels du livre africain.

Comment se porte le livre en Guinée ?

Aujourd’hui, le livre est en train d’émerger en Guinée. Il y a quelques semaines, nous sortions de notre mandat Capitale mondiale du livre, décernée par l’UNESCO. Ce mandat avait pour objectif, pour nous professionnels du livre, de mettre les choses en place pour faciliter la promotion et le développement du livre et de l’économie du livre en Guinée. Je pense qu’à la sortie de ce mandat nous sommes satisfaits parce qu’au bout, nous avons pu construire une vingtaine de bibliothèques. On a pu avoir une bibliothèque nationale. On a pu faire une loi sur le livre et rédiger une politique nationale sur le livre qui va être adoptée à l’Assemblée nationale. Il y a une politique nationale de la culture. Tous ces outils vont permettre de faciliter l’émergence du livre en Guinée. En Guinée aujourd’hui, le professionnel souhaite que Conakry soit une référence pour le livre en Afrique.

Quelles sont difficultés que rencontrent les auteurs guinéens ?

La première difficulté c’est la maîtrise du langage, du texte parce que le français n’est pas notre langue maternelle. C’est un peu partout comme en Afrique. Il y a des difficultés d’édition. Les maisons d’édition ne sont pas suffisamment accompagnées pour faciliter, accompagner les jeunes auteurs. Il y a aussi un manque d’équipements. Les livres de qualité qui sortent en Guinée sont en général imprimés ailleurs. Nous manquons d’une imprimerie de qualité.

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