Société

Les prix grimpent avec la pénurie du gaz butane à Abidjan

Les prix grimpent avec la pénurie du gaz butane à Abidjan

Avec la pénurie de gaz butane ces derniers jours dans le district d’Abidjan et des villes de l’intérieur, les prix ont commencé à grimper, selon un constat fait par l’AIP sur le terrain.

Les bouteilles de 6 kg et 12,5 kg, communément appelées B6 et B12 qui doivent être vendues à 2.000 F et 5.200 FCFA sont cédées respectivement à 2.500 et 5.500 FCFA voire plus.

Dans les rues, les camions qui arrivent à faire leur changement de gaz sont accueillis par les consommateurs comme du pain bénit.

«Nous sommes tous aux aguets. Dès qu’on aperçoit un camion, nous sortons en bloc pour nous faire approvisionner, car les revendeurs même se cherchent», a relaté Zézé Odette à Vridi, sa bobonne de gaz sur la tête.

La pénurie est très réelle sur le terrain et se fait sentir dans les ménages. « Cela fait plusieurs jours que je parcours les magasins en vain. Je ne sais pas ce qui se passe. La situation est intenable. On nous dit que le gaz va venir, jamais, on ne voit les camions livreurs », se plaint Ahoussan Fréderic.

Il n’est pas rare de voir des jeunes gens et femmes tenant des bouteilles de gaz vides sur la tête arpenter les rues et artères de la commune à la recherche de gaz. Même les stations-service d’ordinaire fournisseuses de cette énergie paient, également, le lourd tribut de la pénurie.

« Nous vivons les mêmes problèmes que ces personnes qui se promènent. Les bouteilles que vous voyez sont des réservations », rapporte un gérant d’une station.

Plusieurs revendeurs disent être également dans l’attente de l’approvisionnement, après avoir passé la commande.

Joint au téléphone, le président du Syndicat national des distributeurs de Gaz de Côte d’Ivoire (Synadigaz), Kouamé Benzème a précisé que cette situation est générale à tout le pays.

Selon lui, cette difficulté que vivent les consommateurs est liée à un problème d’organisation au niveau de la Petroci qui a la licence d’importation du gaz. « C’est le retard du bateau qui est la cause. Les gens n’ont pas fait leur travail », a-t-il relevé.

S’agissant de la hausse des coûts sur le terrain, il a justifié que tout est conditionné sur l’offre et la demande avant de demander au Gouvernement de tout mettre en œuvre afin que le marché soit toujours approvisionné.

« C’est la première fois qu’une telle situation arrive. Souvent on nous disait que c’est parce que la marrée était haute. Mais ce n’est pas le cas cette fois-ci », a déploré le président du Synadigaz. Tout en rassurant qu’une solution sera trouvée à cette difficulté dans les jours à venir, il a appelé les consommateurs et ses membres à la patience.

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