Elle s’exprimait au lancement du projet de renforcement de capacité des acteurs nationaux pour la prévention et la gestion des données sur les violences basées sur le genre (VBG) en Côte d’Ivoire en présence de plusieurs partenaires et institutions.  

‘’Un suivi et une assistance technique continus seront nécessaires pour asseoir ces progrès’’, ajoute le rapport cité Mme Koné, soulignant que ‘’si l’on veut transformer durablement la culture des institutions chargées de la sécurité, il faut que les responsabilités soient assumées de façon homogène à tous les niveaux de la chaîne de commandement’’.

Dans ce contexte, un effet de ricochet a été observé que lorsque justice était faite. En d’autres termes, les poursuites engagées pour des infractions passées contribuent à prévenir les crimes futurs, en particulier lorsqu’elles sont associées à des stratégies de sensibilisation, d’éducation et de formation.

Conformément aux résolutions 1960 (2010) et 2106 (2013), les forces de sécurité de la Côte d’Ivoire, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, de la Somalie et du Soudan du Sud ont pris des engagements précis assortis de délais.

Ces engagements comprennent la transmission d’instructions par la voie hiérarchique et l’adoption de codes de conduite interdisant les violences sexuelles, la conduite d’enquêtes sur les allégations de faits répréhensibles visant à ce que les coupables répondent de leurs actes.

Ils concernent également l’identification et la démobilisation de ceux qui, au sein des forces, sont exposés à des actes de violence sexuelle commis par des personnes issues de leurs rangs, la désignation d’interlocuteurs de haut niveau pour garantir la mise en œuvre des mesures, et, pour les services de police, la création d ’unités spécialisées dotées de moyens de lutter contre les violences sexuelles.

Le projet de renforcement de capacité des acteurs nationaux pour la prévention et la gestion des données sur les violences basées sur le genre (VBG) en Côte d’Ivoire qui bénéficie d’une subvention des Nations unies à hauteur de 500 000 dollars, soit près de 300 millions de FCFA durera deux mois. Démarré début mai, ce projet s’achèvera fin juin. Six villes sont concernées. Il s’agit d’Abidjan, de Bouaké, Blologuin,  Daloa,  Guiglo et Man.

 

                                                                  APA