Société

La détention de Tariq Ramadan est "disproportionnée"

La détention de Tariq Ramadan est

Inteviewé sur Franceinfo mardi 22 mai, Maître Emmanuel Marsigny, avocat de Tariq Ramadan, a dénoncé la mise en détention de son client, qu'il a qualifiée de "disproportionnée, déraisonnable et arbitraire".      

Mardi 22 mai à 9 heures, le recours de la demande de remise en liberté de Tariq Ramadan sera examiné par la justice. Le théologien suisse, incarcéré depuis trois mois à Fleury-Mérogis (Essonne), avait déjà déposé une première demende début mai, qui avait été rejetée. Son avocat Maître Emmanuel Marsigny avait alors dénoncé une décision "invraisemblable". Dans une interview donnée à Franceinfo mardi, Me Marsigny caractérise la détention de Tariq Ramadan de "disproportionnée, déraisonnable et arbitraire". L'homme a été emprisonné après trois plaintes l'accusant de viol et de viol aggravé.

"On lui refuse tout, y compris son accès au juge, puisqu'il a souhaité comparaître pour s'expliquer" déclare l'avocat, pour qui son client ne bénéficie pas d'un traitement juste. "Il n'est pas présumé innocent, il est présumé coupable dans un dossier où il est avéré que les plaignantes ont menti", explique son avocat, soulignant des "incohérences" dans les dépositions des plaignantes. Pour rappel, la détention provisoire de Tariq Ramadan a été autorisée pour empêcher son départ à l'étranger, mais aussi pour éviter qu'il n'exerce des pressions sur les plaignantes et témoins.

Pour Emmanuel Marsigny, Tariq Ramadan ne s'échappera pas de France s'il est libéré, il aurait donné plusieurs garanties aux autorités, offrant notamment "de payer une caution, de remettre son passeport, y compris d'avoir un bracelet électronique". Selon son avocat, le théologien est prêt à aller "jusqu'au bout pour prouver son innocence".

Sa libération lui permettrait également de pouvoir soigner sa sclérose en plaques qui s'aggrave alors que "l'administration pénitentiaire n'est pas en mesure de lui apporter les soins nécessaires". Pourtant en février, l'état de santé de l'islamologue suisse vait été jugée compatible avec son maintien en détention.

 

 

L'Express

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