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L’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan discutent d'un barrage sur le Nil

L’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan discutent d'un barrage sur le Nil

Les ministres éthiopien, égyptien et soudanais de l’Eau ont entamé, samedi, une réunion conjointe avec le Comité technique sur le Grand barrage éthiopien de Renaissance en cours de construction sur le Nil, à environ 20 km à l’Ouest de la frontière soudanaise.  

Des pourparlers tripartites ont eu lieu après que l’Egypte et le Soudan ont accepté l’offre de l’Ethiopie d’organiser une réunion du Comité technique de haut niveau le 4 mai 2018.

Les ministres de l’Eau des trois pays avaient convenu il y a quelques semaines à Khartoum d’appliquer la directive donnée par les dirigeants des pays.

Par la suite, une série de discussions tenues à Khartoum sur le barrage controversé entre les trois pays s’étaient terminées en queue de poisson.

L’Ethiopie affirme ne pas être parvenue à un consensus, l’Egypte appelant à l’inclusion de l’Accord de 1959 conclu entre l’Ethiopie et la Grande Bretagne, le colonisateur d’alors.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères a déclaré qu’aucun accord n’avait consensus n’avait été atteint après 18 heures de négociations ; il a ajouté que les négociateurs avaient abordé toutes les questions en suspens qui ont été à l’origine de la controverse.

Le Ministre éthiopien de l’eau et de l’irrigation, Sileshi Bekele, le Ministre soudanais des ressources en eau et de l’irrigation, Muataz Musa et le Ministre égyptien des ressources en eau et de l’irrigation, Mohamed Abdel Ati ont pris part à la réunion.

Pour rappel, le porte-parole du Ministère des éthiopien des affaires étrangères, Meles Alam avait déclaré auparavant que l’Ethiopie n’accepterait pas l’Accord de 1959, qui l’excluait totalement.

L’Accord de 1959 donne au Caire la part du lion dans le partage de l’eau du Nil, qui est de 55,5 milliards de mètres cubes par an, tandis que Khartoum est autorisé à utiliser 18,5 milliards de mètres cubes.

 

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