Société

Jeunes filles à risque/ La communauté Abel et l’ONG Terre des hommes tirent sur la sonnette d’alarme

Jeunes filles à risque/ La communauté Abel et l’ONG Terre des hommes tirent sur la sonnette d’alarme

A la faveur de la journée internationale de la jeune fille célébrée le 11 octobre à travers le monde, la communauté Abel et l’ONG Terre des hommes Italie ont lancé, ce mercredi 11 octobre 2017 à Grand Bassam, un cri de cœur aux autorités compétentes pour jeter un regard sur la condition des jeunes filles à risque.

La journée internationale de la jeune fille célébrée le 11 octobre chaque année a servi de cadre à la communauté Abel et à l’ONG Terre des hommes  pour publier les résultats de leur enquête réalisée fin décembre 2016 et portant sur les impacts socioéconomiques et sanitaires de la pratique du sexe de survie par des filles mineures dans la ville de Bassam.

Cette enquête qualitative, consécutive à une première menée en 2004, porte sur 200 filles dont un échantillon de 25. A en croire Leone De Vita, directeur de la communauté Abel, les facteurs de cette pratique, au niveau socioculturel,  sont la dislocation familiale, la déscolarisation ou l’analphabétisme, l’effet de contagion relatif aux bandes d’amies et le relachement des solidarités traditionnelles.  Au niveau économique, il indexe le chômage ou l’oisiveté ainsi que la précarité de l’habitat familial. « Il résulte comme impact social, la marginalisation, la consommation d’alcool, de cigarette et de stupéfiants, la violence physique ou verbale tandis que l’utilisation des gains est destiné à l’alimentation, l’éducation, le logement et à la famille », a-t-il révélé. A sa suite, Alessandro Rabbiosi, délégué pays de terre des hommes Italie, met en exergue les risques et maladies. « 44 % de ces jeunes filles admettent ne pas utiliser des préservatifs, 22,5 % ont connu des infections ou maladies sexuellement transmissibles, 31% ont contracté des grossesses à risque et 24% ont interrompu volontairement des grossesses. », a-t-il révélé.

Face à cette vulnérabilité multidirectionnelle, les deux organisations préconisent d’autres expériences de socialisation positives, des séances d’information et de sensibilisation avec des sages-femmes, la collaboration avec d’autres ONG actives, le développement des reflexes de parentalité positive au niveau des filles mères non sans oublier un appui scolaire et une phase expérimentale d’autonomisation des filles.

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La Fondation Terre des hommes est active en Côte d’Ivoire depuis 1997. Ses actions sont concentrées sur le respect des Droits des enfants, la promotion de la jeunesse, la santé mère-enfant et l’éducation. Quant à la communauté Abel, dérivant d’une organisation basée à Turin dans le Nord de l’Italie, elle est présente en Côte d’Ivoire depuis 1982 et s’occupe des jeunes adolescentes en difficulté avec trois centres d’actions : le centre de formation professionnelle et éducative Abel (agriculture, ménusierie et élévage), le carrefour jeunesse, un centre socioéducatif ouvert (alphabétisation, formation professionnelle, activité ludique, culturelle et sportive) et le centre de documentation, recherche et formation sis à l’intérieur du carrefour jeunesse.

 

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