Société

Indemnisation des victimes des crises ivoiriennes : La PAVCI et la FENAVIPELCI mettent en garde contre toute perturbation du processus

Indemnisation des victimes des crises ivoiriennes : La PAVCI et la FENAVIPELCI mettent en garde contre toute perturbation du processus

Des victimes des crises ivoiriennes en provenance de Daloa, Bloléquin, Guiglo, Duekoué, Yopougon, Abobo… se sont retrouvées, ce lundi 9 avril 2017, à Abidjan-Yopougon pour exprimer  leur reconnaissance au Président de la République, Alassane Ouattara et leur gratitude à la ministre en charge de la solidarité Pr Mariatou Koné. Et cela, en vue de tous les efforts consentis concernant le bon déroulement du processus d’indemnisation des victimes des crises ivoiriennes.  

 

Profitant de cette rencontre, ces victimes réunis au sein de la Plateforme des associations des victimes de Côte d’Ivoire (Pavci) de la Fédération nationale des victimes de la crise en Côte d’Ivoire (Fenavipelci), de l’Association des victimes pour la paix et la réconciliation en Côte d’Ivoire sont montées au créneau pour mettre « en garde toute structure qui voudrait perturber le processus d’indemnisation actuel tel que mené par la ministre de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité (Mfpes) Mariatou Koné ».

 

Selon ces structures de victimes des différentes crises ivoiriennes, c’est la première fois dans l’histoire de la Côte d’Ivoire qu’un Chef de l’Etat met en œuvre un projet de réparation  dans l’objectif de voir les victimes soulagées.

 

La ministre Mariatou Koné a parcouru toute l’étendue du territoire national ainsi que des pays de la sous-région (Liberia, Ghana, Togo) pour exhorter les ivoiriens déplacés à regagner la mère patrie, a fait remarquer Bruce Touohouli, président de la Pavci. Et d’ajouter que ces efforts se sont couronnés par le lancement de l’indemnisation, le 4 août 2015 au Palais de la présidence de la République. « Des victimes ont reçu ce jour-là, la compassion de l’Etat en recevant des chèques et des prises en charges médicales qui continuent d’être délivrées par le Mfpes », a affirmé M.  Touohouli, qui a lu une déclaration au nom de toutes les structures regroupant les victimes.

 

Pour ces associations, cette action du Président de la République, Alassane Ouattara démontre sa volonté et les efforts incommensurables qu’il fournit pour soulager les victimes. « La grande phase d’indemnisation, lancée le 30 octobre 2017, est une énième preuve de son attachement à la paix, à la solidarité, à la réconciliation nationale et à la justice qui sont d’ailleurs des valeurs qui ont toujours été au cœur de son action politique », a soutenu M.  Touohouli.

 

A propos des actions du Professeur Mariatou Koné, les associations de victimes affirment que depuis sa nomination à la tête du Mfpes, elle a contribué au renforcement de l’unité nationale et de la cohésion sociale. « Ces récentes tournées dans les régions du Cavally et du Haut Sassandra ou des centaines de victimes se sont senties réhabilitées. Preuve de la bonne marche du processus d’indemnisation », estiment ces associations.

 

Par ailleurs, elles ont invité toutes les autres associations existantes au rassemblement autour de la Pavci et la Fenavipelci pour une prise en compte total et définitive de toutes les victimes.

 

Pour sa part, le président du conseil d’administration du Fenavipelci, Coulibaly Mamadou Soromidjo a souligné que ce n’est pas dans l’intérêt des associations des victimes de descendre maintenant dans la rue. « Nous avons initié cette rencontre pour nous distinguer de ceux qui projettent des manifestations, le mercredi 11 avril 2018. Il ne faut pas confondre ces Organisations non gouvernement des vraies associations des victimes », a-t-il martelé.

 

Olivier Ziaï en charge des personnes déplacées internes de Duekoué, très remonté contre des associations qui ont fait du faux a menacé, documents  et vidéos à l’appui. « Nous avons des preuves que des gens ont fait du faux établissant de fausses listes avec des complicités avérées. Ce sont tous ceux qui veulent manifester. Nous allons saisir le procureur de la République ».

 

Fratmat.info

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