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Grève de 72 à la Mairie de Bouaké: Un protocole d’accord conclu, les agents invités à reprendre le travail

Grève de 72 à la Mairie de Bouaké: Un protocole d’accord conclu, les agents invités à reprendre le travail

Suite à un protocole d’accord conclu entre les syndicats et les autorités municipales, le mot d’ordre de grève de 72 heures en cours d’exécution a été levé et les agents de la mairie de Bouaké ont été invités, jeudi, à reprendre le service dès le lendemain.

Lors du point presse qu’ils ont co-animé, le secrétaire général de la mairie, Lagouth Ruffin, et le porte-parole des syndicats, par ailleurs secrétaire général national adjoint du Syndicat national du personnel des collectivités de Côte d’Ivoire (SYNAPCOCI), Coulibaly Loussani, ont livrée l’information relative aux conclusions des discussions et lancé l’appel à la reprise, en souhaitant ne plus revivre ce genres de soubresauts.

Le grève de 72 heures lancée par le collectif des syndicats de la mairie visait l’obtention des primes d’ancienneté, des arriérées de primes de transport, des arriérées de revalorisation salariale de 8% et des primes de départ à la retraite.

A l’issue des discussions, il a été convenu que deux mois d’arriérées de la prime de revalorisation de 8% seront versés immédiatement aux personnels et trois mois seront payés sur le budget modificatif. Puis, six mois d’arriérés de 2015 de cette même prime seront pris en compte dans le budget primitif de 2018. Les primes de transport de l’année 2010, estimées à plus de 17 millions FCFA, seront payées intégralement si les ressources de la mairie le permettent. Dans le cas contraire, les primes de 2008 qui s’élèvent à neuf millions FCFA seront payées aux agents.

Les autres points concernant les conditions de vie socioprofessionnelle des agents feront l’objet de discussion au sein de la plateforme d’échange créée par arrêté municipal, le 26 avril 2017.

«Vraiment, nous sommes satisfaits de la discussion qui a eu lieu ce matin et des accords qui été trouvés. Et nous souhaitons que ces accords permettent encore à la mairie de grandir», s’est réjoui Coulibaly Loussani, remerciant les autorités préfectorales et le patronat pour leur sollicitude.

«Le patronat n’a pas fait preuve de mauvaise foi», a signifié, pour sa part, le secrétaire général de la mairie. Il a indiqué que la revalorisation salariale de 8% a été inscrite au budget municipal depuis 2016. Cela n’a pas été exécuté correctement parce que les objectifs de recettes n’ont pas été atteints à cause des événements conjoncturels survenus dans la ville. Ce qui amené le trésor public à rejet les ‘’mandats’’ qui devraient être payés.

M. Lagouth a relevé, entre autres difficultés qui empêchent l’équipe du maire de faire face aux autres doléances, la dette cumulée de la commune de plus d’un milliard de francs CFA corrélative à la décennie de crise, la masse salariale estimée à 60% du budget équivalant à plus 100 millions de FCFA par mois, pour des ressources propres mensuelles de près de 80 millions de FCFA

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