Société

Goba et ses belles chutes d’eau oubliées et perdues dans l’Ouest ivoirien

Goba et ses belles chutes d’eau oubliées et perdues dans l’Ouest ivoirien

Situé à une trentaine de kilomètres de Man (région du Tonpki), le village de Goba dispose de belles chutes d’eaux plates, oubliées et perdues.

 

 

Dimanche, une incursion dans cet univers paisible et vivifiant a exposé l’urgence de valoriser cette richesse naturelle  et le grand potentiel touristique de tout l’Ouest montagneux.

Dès l’entrée de ce petit paradis, où l’on accède en contre partie de la somme de 200 francs CFA, les chants d’oiseaux, les clapotis de l’eau, la beauté des rochers, des arbres, le vent qui fait vibrer les feuilles et l’air frais, vous invitent à oublier vos soucis pour vous détendre et vous imprégner de la beauté du cadre.

« Moi je suis ici tous les week-end pour me détendre, nager et m’amuser en compagnie de mes amis. Cela nous fait énormément de bien de venir  pour nous rafraîchir ici », révèle Aïcha Chérif, venue de la commune de Sangouiné.

Ses amis et elles ont fait savoir que durant les vacances scolaires, ils font des sorties détentes à Goba après avoir concocté différents plats.

Toutefois, ils ont déploré un manque d’entretien du site où gisent ça et là des sachets, des cartons, des cannettes vides et restes de nourritures. Le groupe a également souhaité la construction de vestiaires, de latrines et un endroit pour consigner leurs effets avant la natation.

Ordures, huile de motos et autres agressent la pureté des chutes d’eau de Goba

«Nous venons ici, les dimanches pour nager, manger et boire entre amis  et nous repartons à 17H. Nous déplorons qu’il y ait trop de rochers. On souhaite qu’il y ai un espace aménagé comme une piscine pour qu’on puisse nager facilement. Nous avons déjà enregistré des cas de vols de portables et autres ici, donc il il y’a un besoin de renforcer la sécurité », ont affirmé, un peu plus loin, un second groupe constitué par Gueu Dan Anicet et Diomandé Mohamed.

A quelques encablures du site, la présence de laveurs de motos dans ce cadre qui nécessite d’être protégé de différentes pollutions, suscite l’interrogation.

« Nous venons de Mahapleu. Nous lavons  régulièrement nos motos ici, après avoir nagé. Il y a suffisamment d’eau pour tout le monde ici. Il y a des femmes qui font la lessive ici et nous, nous lavons nos motos. Nous n’avons pas encore reçu l’ordre d’arrêter de le faire », justifient Diakité Mory et son ami Chérif Souleymane qui dit être le trésorier de tous les chauffeurs de Mahapleu.

M. Bamba Brahima, présent sur les lieux, a souhaité que cette richesse naturelle soit aménagée de façon professionnelle. « Nous déplorons le manque d’entretien de ce cadre géré par un certain Séa. Il faut que l’État aide les populations riveraines à valoriser les différents sites touristiques du Tonkpi qui peuvent permettre de créer de l’emploi pour les jeunes. On peut faire un parking ici, un complexe hôtelier, des restaurants à l’entrée de ce joyau qui ne mérite pas d’être délaissé ainsi », a-t-il plaidé.

 

 

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