Société

Face aux récurrents cas de violences, les femmes d’Odienné appellent à un examen profond de la situation sécuritaire

Face aux récurrents cas de violences, les femmes d’Odienné appellent à un examen profond de la situation sécuritaire

Face aux récurrents cas de violences signalés à Odienné portant sur des meurtres, viols et vols, les femmes de cette localité appellent à un examen profond de la situation sécuritaire afin de créer les conditions de vie paisible.

Les femmes l’ont exprimé, lundi, à Odienné, chez le chef de canton du Kabadougou, Touré Lanciné. “Ce matin nous sommes venues exprimer notre rage, notre colère devant les cas de tueries de femmes, les cas de viols, les vols de motos de femmes. Nous en avons marre. Nous ne nous sentons plus en sécurité à Odienné. Nous demandons aux autorités politiques, à nos cadres et aux autorités administratives de faire une analyse approfondie de la sécurité précaire à Odienné. Ce qui permettra de mettre fin à ces tueries en cascade”, a dénoncé la présidente des femmes actives du Denguélé, Camara Diaka.

Le chef de canton du Kabadougou, Touré Lanciné, a rassuré ces femmes, affirmant qu’il prendra des dispositions pour aider les forces de l’ordre dans l’enquête ouverte afin de situer les responsabilités. Il a annoncé un comité de jeunes pour appuyer la police à avancer dans l’enquête.

Disparue dimanche 28 octobre, Dame Touré Aminata, aide-soignante en service au laboratoire du CHR d’Odienné, a été retrouvée égorgée au quartier Kamatela trois jours après. Devant ce meurtre « de trop » les femmes d’Odienné avaient voulu marcher lundi en guise de protestation, mais elles en ont été dissuadées par le chef de canton qui les a invitées à oeuvrer à mettre le grappin sur les auteurs du crime, apprend-t-on.

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