Société

Examens scolaires : Et si la session remplacement était réinstaurée ?

Examens scolaires : Et si la session remplacement était réinstaurée ?

Les épreuves écrites du BAC 2017 ont débuté ce lundi 3 juillet 2017 avec un fait peu ordinaire : un candidat a composé avec un appareil de dialyse.

Selon Fratmatinfo qui rapporte l’information, un candidat qui traîne un mal aux reins a dû composer avec un appareil de dialyse de peur de perdre son année scolaire. Il s’était déjà soumis aux épreuves orales dans une ambulance. « Cette situation est anormale. On paie les droits d’examens pourtant. En supprimant la session de remplacement, les bons élèves sont obligés de reprendre leur année scolaire. Pour éviter ce cas de figure, mon fils s’obstine à composer pendant quatre heures ce matin. Et ce, malgré  l’appareil de dialyse qu’il est obligé de garder jusqu’au prochain rdv médical », a confié le père de l’élève à notre confrère.

Selon Assi Fulgence, secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), « environ 2 440 candidats n’ont pu composer au BEPC session 2017 pour des raisons d’omissions de noms et de maladies ». A l’en croire, ce sont plus de 1 500 candidats qui seront absents au baccalauréat session 2017 pour omissions de noms ou encore de mauvais renseignements de fiches de candidatures. «Tous les candidats aux examens à grand tirage paient des droits d’examen, alors il faut que le Gouvernement se donne les moyens d’organiser des sessions de remplacement comme au passé, c’est un principe universel de l’éducation pour tous», poursuit-il.

Le cas de cet élève pose le réel problème de la session de remplacement aux examens scolaires. Il apparait urgent pour les autorités de jeter un regard sur ce dossier pour éviter que des élèves se retrouvent à la rue après une année scolaire bien remplie.

La session de remplacement, réservée aux élèves qui n’ont pu se présenter aux examens pour des raisons justifiées, a bien sa place dans notre système éducatif si on veut éviter de voir des candidats composer dans des ambulances. Près d'une vingtaine d'années après sa suppression, le gouvernement gagnerait à étudier scrupuleusement sa réinstauration.

 

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