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Engins à deux roues et tricycles interdits au Burkina

Engins à deux roues et tricycles interdits au Burkina

Les autorités burkinabè interdisent la circulation des engins à deux roues et tricycles dans la région de l'Est du pays.

Depuis août dernier, plusieurs soldats et civils ont trouvé la mort dans cette partie du Burkina Faso où certains assaillants se déplacent en motos.

Les deux-roues et les tricycles sont interdits de circulation de 19 h à 5 h du matin, dans cette partie du pays, à compter du 18 septembre et jusqu'à nouvel ordre, précise un communiqué du colonel Ousmane Traoré, gouverneur de la région de l'Est.

Les véhicules automobiles de transport de personnes ou de marchandises sont autorisés à circuler à toutes les heures, mais ils seront soumis à des contrôles stricts et rigoureux, ajoute le colonel Ousmane Traoré.

Il invite aussi les orpailleurs clandestins à quitter les sites d'orpaillage.

Les exploitants artisanaux opérant dans les zones de chasse, les zones pastorales, les forêts classées et les parcs sont invités à cesser leurs activités dans un délai de 24 heures et à quitter les lieux.

Le 8 septembre dernier, le président Roch Marc Christian Kaboré avait promis de mettre fin aux attentats terroristes perpétrés dans la région de l'Est en proie à des attaques récurrentes depuis début août.

Au moins 30 personnes, civiles et militaires, ont trouvé la mort, la plupart étant tuées entre le 28 août et le 15 septembre.

Une session extraordinaire du parlement burkinabè s'est ouverte vendredi pour étudier la loi de programmation budgétaire de l'armée, afin de rallonger le budget.

Les 60 milliards de francs CFA programmés pour 2018 avaient été jugés insignifiants par le ministre de la Défense qui a demandé une augmentation pour face aux attaques.

Invité au parlement lundi pour faire le point sur les mesures sécuritaires, le Premier ministre a jugé la situation sécuritaire du pays préoccupante.

Selon lui, 69 personnes ont été tuées cette année, sur toute sur toute l'étendue du territoire burkinabè.

Les 60 milliards de francs CFA programmés pour 2018 avaient été jugés insignifiants par le ministre de la Défense qui a demandé une augmentation pour face aux attaques.

 

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