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Côte d'Ivoire/Les victimes des déchets toxiques menacent Ouattara: «Votre ministre de la justice risque de vous faire couler…»

Côte d'Ivoire/Les victimes des déchets toxiques menacent Ouattara: «Votre ministre de la justice risque de vous faire couler…»

La justice ivoirienne a condamné Gohourou Ziallo Claude François, Koné Cheick Oumar, Digbeu Léocadie, Awa N’Diaye épouse M’Baye à 20 ans de prison ferme pour abus de confiance et de blanchiment de capitaux portant sur la somme de 4,658 milliards de FCFA représentants les indemnités des victimes des déchets toxiques, mais curieusement , ils n’ont pas été placés sous mandat de dépôt .

Une décision qui n’est pas du goût des victimes qui ont une nouvelle pris d’assaut ce mercredi le siège du Rassemblement Des Républicains (RDR) sis à la Rue Lepic à Cocody , le parti au pouvoir pour se faire entendre.

« Nous sommes venus devant le siège du RDR, parce que le parti nous avait promis que le droit serait dit dans cette affaire. Et est allé plus loin en nous rassurant, que le président Ouattara ne pouvait cautionner l’impunité, ni la discrimination. Alors pourquoi Koné Cheick Oumar, Gouhourou Claude et autres qui ont été condamnés à 20 ans de prison ferme sont encore liberté », s’est interrogée une victime, avant d’ajouter. « Nous Disons au président Ouattara de se méfier de son ministre de la justice Gnenema Coulibaly et du juge Koné Bernard, car ces derniers risquent de le faire couler.

Pour le RENAVIDET-CI (Réseau National pour la Défense des Droits des Victimes des Déchets Toxiques de Côte d’Ivoire) , la décision du tribunal correctionnel de première instance est incomplète, ambiguë, partiale, fantaisiste et cynique. En condamnant Koné Cheick Oumar, Gouhourou Claude et autres à 20 ans de prison, sans mandat de dépôt, la justice ivoirienne n’a pas dit le droit.

Des déchets toxiques ont été déversés en 2006 par le bateau Probo Koala causant près d’une dizaine de morts et de milliers victimes. L’indemnisation des victimes se fait toujours attendre.

Outre Koné Cheick Oumar et autres, l’ancien ministre de l’intégration Africaine Adama Bictogo est également cité dans cette affaire.

Le 8 janvier dernier, les victimes avaient déjà manifesté devant le siège du RDR pour exprimer leur mécontentement au parti au pouvoir.

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