Politique

Liberté provisoire de Laurent Gbagbo : des victimes disent « non »

Liberté provisoire de Laurent Gbagbo : des victimes disent « non »

Face à une probable libération provisoire de Laurent Gbagbo dont le procès reprend aujourd’hui, des victimes sont montées au créneau pour exprimer leur désaccord.

Ils étaient environ 300 personnes à avoir pris d’assaut l’arrière-cour de la mairie d’Abobo le weekend dernier. Ces personnes se disant victimes de la crise postélectorale de 2011 ont voulu ainsi montrer leur désaccord au sujet d’une probable liberté provisoire de Laurent Gbagbo.

« Nous n’accepterons jamais que Gbagbo soit libéré. Ceux qu'il a instrumentalisés sont encore là. Si d'aventure on doit le libérer, nous n'aurons d'autre choix que de réagir», ont-elles clamé. Ils ont avancé que même s’ils étaient résolument engagés dans la réconciliation, ils exigent la justice.

«Nous sommes pour la réconciliation mais nous exigeons la justice. À cause de Laurent Gbagbo, je suis aujourd'hui tétraplégique. Sa libération fera plus de mal que de bien», ont-elles poursuivi. Pour sa part, Issiaka Diaby, président du Collectif des victimes de Côte d’Ivoire (CV-CI), s’est insurgé contre Cuno Tarfusser, juge président de la Cour pénale internationale car ce dernier serait favorable à une liberté provisoire de l’ancien chef d’Etat ivoirien. «Vouloir libérer Gbagbo sous le prétexte qu'il est vieux n'est pas juste. L'ancien président a utilisé son âge pour instrumentaliser les jeunes qui ont commis des crimes», soutient le président du Cv-CI. Il estime qu'il n'y a pas de garantie que Gbagbo accepte de comparaître une fois hors des liens de la détention. «Son réseau est toujours actif. Quelle garantie à la Cpi de revoir Gbagbo une fois libéré ?», a martelé le premier responsable du CV-CI.

Le procès de Laurent Gbagbo, incarcéré depuis le 30 novembre 2011 à La Haye, a repris ce lundi 28 août 2017. L’ex président ivoirien est accusé de crimes contre l’humanité.

Avec L’Inter

 

 

 

 

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