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Ces 5 idées reçues que vous ne devez pas croire sur le SIDA et le VIH

Ces 5 idées reçues que vous ne devez pas croire sur le SIDA et le VIH

De nombreux préjugés circulent encore sur le SIDA et le VIH, en particulier chez les jeunes, d'après un récent sondage. Voici cinq idées reçues auxquelles il est temps de tordre le cou.  

1. Le Sida se transmet par le baiser ou la transpiration

Même si le VIH (Virus d'immunodéficience humaine), le virus responsable du Sida, est présent dans les fluides corporels d'une personne séropositive, seuls le sang, les sécrétions sexuelles et le lait maternel sont des vecteurs de transmission. "En aucun cas la salive ou la transpiration ne transmettront le Sida. Ces croyances sont une preuve que nos jeunes sont encore malheureusement trop mal informés", nous explique Sandrine Fournier, directrice des programmes France de Sidaction.

2. Le Sida ne touche que les homosexuels

Même si leur nombre décline progressivement, les hétérosexuels demeurent les plus touchés par le Sida.En France, un tiers des personnes interrogées s'estiment moins à risque que les autres et pourtant, tout le monde est exposé au risque d'être contaminé par le VIH : hétérosexuels, homosexuels, et toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Personne n'est exempt de protection.

3. La pilule du lendemain permet d'éviter d'attraper le Sida

Non. Seul un traitement post-exposition (TPE) permet de réduire les risques après un rapport non-protégé, toutefois, le traitement est lourd et dure 28 jours. Parmi ses effets secondaires : malaises, épuisement, diarrhées, maux de tête, nausée et vomissements. Par ailleurs, il n'est pas fiable à 100% et nécessitera un nouveau test de dépistage 3 mois plus tard.

4. Aujourd'hui, le Sida, ça se soigne

Même si les personnes séropositives sont de mieux en mieux prises en charge, grâce à des traitements toujours plus légers, aucun traitement ne supprime définitivement le Sida. La trithérapie, qui permet aujourd'hui d'améliorer la vie de nombreuses personnes, comporte elle-même des risques. Au bout de plusieurs années de traitement, elle peut encore conduire à une inflammation généralisée prenant par exemple la forme de cancers. 

5. On est assez informés pour savoir quand on a le Sida

Encore trop peu de personnes sont suffisamment sensibilisées dans le monde entier. "Le souci majeur en France, ce n'est pas notre manque d'accès au traitement, c'est le dépistage", déplore Sandrine Fournier. "En 2016, sur 6.000 nouvelles personnes contaminées, 43% n'avaient pas fait de dépistage. On estime que 25.000 personnes en France sont atteintes du Sida sans le savoir".

Le problème, explique-t-elle, est qu'une personne récemment infectée ne saura pas immédiatement que le virus lui a été transmis. Or, "durant la période qui suit le rapport, elle porte une charge virale importante qui la rend d'autant plus contaminante". Par conséquent, quand il s'agit du Sida, on ne joue pas aux dés, on se protège. Toujours.

"Vous courez beaucoup moins de risques en ayant un rapport avec une personne séropositive sous traitement [le traitement "endort" le virus et empêche sa transmission]qu'avec une personne dont vous ne connaissez pas l'état de santé", conclut Sandrine Fournier.

Les préjugés et les idées reçues sont encore nombreux. Informez-vous et protégez-vous.

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