Société

Burkina Faso: «Je vais à Bobo» et les difficultés de la vie d'artiste

Burkina Faso: «Je vais à Bobo» et les difficultés de la vie d'artiste

La Semaine nationale de la culture se poursuit à Bobo-Dioulasso, à 360 km à l’ouest de Ouagadougou, jusqu’à samedi prochain. Plusieurs dizaines de milliers de festivaliers. Plus de 3 000 artistes venus de tout le pays, dont plus d’un millier en compétition. Le balafoniste, guitariste et chanteur Madou Koné a composé en 1990, le célèbre « Je vais à Bobo », une chanson qui est devenue une sorte d’hymne de la semaine nationale de la culture. Rencontre.

"Quand on fait un concert, c’est très mal payé et quand on fait des disques, c’est tout de suite piraté et l’artiste n’en reçoit rien. Nous qui sommes bien connus, on n’arrive pas à s’en sortir et pour les autres qui sont moins connus, c’est la vraie galère."

« C’est une très belle chanson qui a eu vraiment du succès », commente le musicien et chanteur Madou Koné aux notes de « Je vais à Bobo ».

Madou Koné a été primé plusieurs fois à la Semaine nationale de la culture (SNC), jusqu’à être sacré « Artiste du peuple ». Pourtant, malgré le succès, il n’a jamais pu se consacrer entièrement à sa musique.

Employé de bureau, il est à la retraite aujourd’hui : « Bien sûr, puisque le succès ça ne se mange pas. Alors j’ai dû faire autre chose à côté. Quand on fait un concert, c’est très mal payé et quand on fait des disques, c’est tout de suite piraté et l’artiste n’en reçoit rien. Nous qui sommes bien connus, on n’arrive pas à s’en sortir et pour les autres qui sont moins connus, c’est la vraie galère ».

Et des succès il en a eu le balafoniste, comme « Burkina Faso » dès 1986 : « Même Thomas Sankara adorait cette chanson. Et chaque fois qu’il venait à Bobo-Dioulasso, il me faisait venir pour jouer cette chanson ».

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