Société

Bras de fer Adama Bictogo – victimes de déchets toxiques

 Bras de fer Adama Bictogo – victimes de déchets toxiques

Les victimes de déchets toxiques entendent maintenir la pression jusqu’à l’obtention totale et entière de leur indemnisation. Ils menacent par ailleurs d’arraisonner les bateaux bus de la STL appartenant à Adama Bictogo, médiateur pour leur indemnisation.

 

L’affaire est certainement loin de son épilogue. Elle tend même à prendre davantage de proportions. Il s’agit de l’indemnisation des victimes de déchets toxiques. En effet, ces victimes comptent faire flèche de tout bois pour parvenir à leur fin. Aussi entendent-elles s’en prendre à la Société de transport lagunaire (STL), propriété du groupe Snedai d’Adama Bictogo, en paralysant le trafic de ces bateaux, histoire de se faire entendre de plus belle. Ceux-ci accusent l’ex-ministre ivoirien de l’Intégration africaine d’avoir détourné une partie des sommes versées par Trafigura pour l’indemnisation des victimes.

Cette accusation portée par une association de victimes, la Coordination nationale des victimes des déchets toxiques (CNVDT), avait entraîné le limogeage de l’homme d’affaires par le président Alassane Ouattara du gouvernement, le 22 mai 2012. Et comme si cela ne suffisait pas, les victimes entendent maintenant s’en prendre aux biens personnels du député d’Agboville. Ce dernier avait pourtant entamé des discussions avec des représentants des victimes, leur proposant par ailleurs de rembourser les sommes indûment perçue par son cabinet de consulting MBLA. Mais jusque-là, n’a nullement été fait.

Notons que la crise des déchets toxiques a éclaté en août 2006, lorsque le Probo Koala, un navire affrété par Trafigura, a déversé des substances nocives à Abidjan. Des centaines de milliers de personnes avaient alors été intoxiquées. 17 d’entre elles ont succombé à cette intoxication. Les responsables de cette tragédie avaient versé 100 milliards de FCFA à l’Etat de Côte d’Ivoire pour le dédommager. Une association de victimes, la CNVDT dirigée par Claude Gohourou, avait également perçu environ 22 milliards de FCFA comme indemnisation. Cependant, d’autres victimes continuent de subir les affres de ces produits toxiques déversés, et demandent aussi réparation.

 

                                       afrique sur 7

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