Société

Bouaké: Le respect de la hiérarchie exigé aux grévistes après l’interpellation d’un garde de sous-préfecture

Bouaké: Le respect de la hiérarchie exigé aux grévistes après l’interpellation d’un garde de sous-préfecture

Le secrétaire général de la préfecture de Bouaké, Koné Vakaba a exigé, mardi, le respect de la hiérarchie des normes et des supérieurs hiérarchiques dans la conduite de la grève des personnels de l’administration du territoire, après l’interpellation par la police sur son ordre, d’un garde de sous-préfecture.

 

 

M. Koné  a lancé cet appel suite à la réaction du garde de sous-préfecture, le sergent Palé Ollo Djilhinin qu’il a qualifié « d’injurieuse et d’outrage à son autorité », au cours d’une rencontre d’information et de sensibilisation de ses collaborateurs sur leur arrêt de travail observé du 4 au 8 septembre puis reconduit à partir de lundi.

«Ils peuvent continuer leur grève mais nous disons non à ces genres d’injures à l’endroit des supérieurs hiérarchiques», a signifié l’administrateur civil qui dit avoir porté plainte contre le sergent Palé, au commissariat du 5e arrondissement.

Il dit avoir été traité de «menteur» par le garde de sous-préfecture en voulant vérifier auprès de lui une information reçue par téléphone du sous-préfet central de Bouaké, disant que M. Palé serait allé agresser sa secrétaire et empêcher ses collaborateurs de reprendre le service.

«Devant ces injures graves portées à l’endroit d’une autorité administrative, de surcroît le secrétaire général de la préfecture qui est le gestionnaire du personnel, je ne peux pas accepter ça», a-t-il déclaré, invitant ses collaborateurs à être des ivoiriens nouveaux qui n’insultent pas leur supérieur hiérarchique.

Le sergent Palé Ollo Djilhinin, par ailleurs, représentant du collectif des syndicats des fonctionnaires et agents de l’Etat du ministère de l’Intérieur et de l’administration du territoire ne reconnaît pas avoir agressé la secrétaire du sous-préfet central de Bouaké. Il affirme avoir dit à son supérieur hiérarchique que l’information selon laquelle il aurait agressé la secrétaire du sous-préfet était du mensonge.

Le garde de sous-préfecture a été relâché par la police dans l’après-midi après avoir passé un temps au comptoir du commissariat du 5e arrondissement.

 

 

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