Société

Bouaké/ Des cadavres interdits d'inhumation

Bouaké/ Des cadavres interdits d'inhumation

Depuis ce mercredi 14 juin, 4 syndicats d’agents municipaux sont entrés en grève à Bouaké. Ils marquent un arrêt de travail de 72 heures pour réclamer le paiement de primes et d’arriérés de prime. En conséquence, toutes les activités requérant leur intervention se trouvent bloquées, mêmes les enterrements.

 

 

Zongo Vénéré, Koffi Hubert, Koné Oumar et Koffi Dénis, les responsables syndicaux des agents de la mairie de Bouaké, l’ont décidé. Pendant trois jours (jusqu’au vendredi 16 juin prochain), les services extérieurs de la mairie de Bouaké resteront fermés.

Ils entendent ainsi obtenir de leur hiérarchie le paiement de leurs primes d’ancienneté et le reversement de leurs arriérés de primes de transport et de revalorisation salariale (8%). Même s’ils se disent ouverts à la discussion, les syndicalistes n’entendent pas pour autant fléchir.

Leurs représentants se sont entretenus ce mercredi 14 juin, premier jour de grève, avec les autorités préfectorales et municipales. Mais une solution tarde à prendre forme.

Koné Vakaba, le secrétaire général 1 de la préfecture de Bouaké, que citent nos confrères de Soir Info, estime que la grève est illégale. Les agents municipaux n'ont pas respecté la procédure en la matière, selon lui. Les syndicalistes affirment le contraire. Et entre temps, ce sont malheureusement les populations qui en pâtissent.

Ce mercredi par exemple, certaines se sont vues refoulées aux portes du cimetière pour absence de documents notamment le certificat de décès, qui ne sont délivrés qu’à la mairie.

L’un des grévistes qui a requis l’anonymat tient toutefois à faire une précision. « Les morts des quartiers peuvent être enterrés. Cependant les corps qui sont à la morgue ne pourront pas être enterrés parce que l'agent municipal qui doit donner l'autorisation d'aller prendre le corps est en grève », a-t-il expliqué, au site d’information Koaci.com.

 

En mars 2013 et en octobre 2016, les agents municipaux des ex-zones CNO ont lancé une grève générale, largement suivie dans tout le pays, pour réclamer le déblocage de leurs salaires et un avancement de 8 % (pour un montant total de 18 milliards de FCFA).

 

 

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