Société

BEPC 2017: Une cinquantaine de candidats refoulés faute de pièces autorisées à Agboville (manifestants)

BEPC 2017: Une cinquantaine de candidats refoulés faute de pièces autorisées à Agboville (manifestants)

Une cinquantaine de candidats dont 32  issus du collège Eden d’Agboville auraient été refoulés lundi 12 juin des centres d’examen du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) pour n’avoir pas pu présenter la carte d’identité scolaire, ont rapportés les porte- paroles des élèves qui ont effectué ce mardi 13 juin, une marche silencieuse pour dénoncer cette situation.

Approchée par l’AIP pour un éclairage sur ce problème de recalés au BEPC, qui fait grand bruit dans la ville, la directrice régionale de l’Education nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle (DRENETFP), Diaby Fanta a indiqué que le rapport qui lui a été rendu après la journée du lundi fait mention de seulement quatre cas de candidats recalés pour faute de pièces non autorisées, sur un total de 6251 candidats.

La drirectrice a même ajouté que les candidats concernés n’auraient certainement pas été enregistrés sur la plateforme de la  Direction des stratégies de la planification et des statistiques (DSPS). Ainsi, s’il y a faute, cela relèverait de la négligence et de l’entière responsabilité des chefs des établissements dont proviennent les victimes.

La DRENETFP affirme que les directeurs et chefs d’établissement avaient été suffisamment sensibilisés sur le fait que sans la carte d’identité scolaire les candidats ne pouvaient aller aux examens. Mais elle n’aurait pas été entendue.

Ainsi, au collège privé Eden, le fondateur a attendu, aux dires des manifestants, ce mardi pour produire les cartes d’identité scolaires d’un bon nombre de ses élèves-candidats qui n’en disposaient pas jusque-là. La conséquence est qu’il n’était plus possible à ces candidats de rattraper les deux jours d’examen déjà passés.

Le Directeur des études du collège Eden sérieusement mis en cause par les victimes  dans cette affaire, a évoqué seulement trois cas de recalés à la DRENETFP et  huit  cas devant la presse alors que la réalité est tout autre et plus grave.

Ces candidats frustrés qui ne savent plus à quel saint se vouer ont fait le tour de la ville avec le soutien de certains aînés des classes terminales, pour rencontrer certaines autorités de la place, notamment de la police, de la justice pour se faire entendre et devraient être reçus l’après-midi  par le préfet de région afin de trouver une réponse à leurs cris de détresse.

 

                                                          AIP

 

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