Politique

Le chantier de la réconciliation est un « sacerdoce » pour Guillaume Soro

Le chantier de la réconciliation est un « sacerdoce » pour Guillaume Soro

Le chantier de la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire est presqu'un « sacerdoce pour moi» a confié, dimanche, dans un entretien avec Radio France Internationale (RFI), le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, appelant à la libération « des prisonniers » de la crise électorale de 2011.

Cependant, M. Soro reconnaît l'aprêté de la mission qui rencontre des  « résistances»  de tous les bords. 

« Il faut bien savoir qu'il y a des extrémistes dans notre camp comme de le camp de M. Gbagbo, qui ne veulent pas entendre parler de pardon et de réconciliation. (…) », a fait remarquer Guillaume Soro. 

Estimant qu' « il n'y a pas de préalable pour aller à la réconciliation », M. Soro pense qu'  « il faut accepter de discuter, de pardonner et de faire repentance...  ». 

«Moi, je l'ai assumé, j'ai même fait une déclaration publique, pour dire que je souhaitais que les prisonniers politiques soient libérés . Mais, pour qu'on y arrive, il faut que les deux camps acceptent de s'asseoir », a exhorté le député de Ferkessédougou selon qui, il n' y a pas de raisons de  « douter de la sincérité de mon propos sur la réconciliation et le pardon quand mon propre directeur de protocole est en prison ». 

Au cours de cet entretien, Guillaume Soro a insisté sur sa volonté de rencontrer les trois grands leaders politiques ivoiriens que sont Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié, et l'ex-chef de l’État, Laurent Gbagbo, pour leur faire partager sa vision sur la réconciliation, promettant  « d'aller voir dans sa prison à la Haye, l'ancien président » avec la volonté du célèbre prisonnier. 

« Vous savez bien que pour aller à la Haye, à la Cour pénale internationale, il faut une volonté commune », a indiqué M. Soro qui n'a pas souhaité répondre à la question de la détention à la MACA de son directeur de protocole qui relève, selon lui, du  « secret d'Etat »  tout comme l'affaire  « des écoutes téléphoniques » réglée par  « voie diplomatique par le président Ouattara et son homologue burkinabé Roch Kaboré », a-t-il expliqué. 

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