Politique

IBK regrette « profondément » les contestations nées de sa réélection

IBK regrette « profondément » les contestations nées de sa réélection

Le président malien Ibrahim Boubacar a déclaré, samedi à Bamako, qu’il regrettait « profondément » le fait que les résultats de l’élection présidentielle dont il est sorti gagnant au deuxième tour « n’aient pas été acceptés par tous » ses concurrents, un constat qui ne l’empêche, toutefois pas, de se poser en rassembleur qui a toujours « la main tendue ».

''J'aurais souhaité que ces résultats de la présidentielle soient acceptés par tous afin que nous puissions consacrer nos énergies et nos intelligences à surmonter les adversités qu'affronte notre pays. Mes vœux n'ont pas été exhaussés. Je le regrette profondément », a notamment affirmé le président Keita dans son discours à la Nation à l'occasion des festivités du 58eme anniversaire de l'indépendance du pays qui étaient couplées à son investiture pour un second quinquennat à la tête du Mali.

Faisant allusion sans le nommer au candidat malheureux du second tour, Soumaila Cissé, qui se dit vainqueur du scrutin du 12 août dernier, il a martelé : « n'est pas démocrate qui veut. On n'est pas démocrate seulement quand on gagne. »

Hier vendredi, les partisans de Soumaila Cissé ont manifesté contre la réélection d'IBK.

Dans un élan de dépassement, Ibrahim Boubacar Keita a souligné qu’il avait la «main tendue » en direction de tous ses compatriotes car il est le président de tous les « Maliens » et de toutes les « Maliennes ». Partant de là, il a promis de « rassembler et de fédérer », posture que lui confère son « obligation d'écoute. »

C'était la première fois que le président Ibrahim Boubacar Keita s'exprimait publiquement sur les contestations de rue entretenues par l'opposition contre sa réélection, depuis la proclamation des résultats définitifs du second tour de la présidentielle.

Ce discours à la Nation de Ibrahim Boubacar Keita a été suivi d'un défilé militaire pour marquer le 58 ans d'indépendance du Mali. Des soldats de tous les pays voisins du Mali, ainsi que du Tchad, de la Minusma, de la force conjointe du G5 Sahel et de la force française Barhkane ont paradé aux côtés de leurs frères d'armes maliens.

Plusieurs chefs d'État étaient présents, notamment ceux du Congo Brazzaville, du Tchad, de la Mauritanie, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée et du Niger.

Des pays comme le Sénégal et l'Algérie étaient représentés par leur Premier ministre. La France, elle, était représentée par son ministre des Affaires étrangères.

Plusieurs organisations internationales dont la Francophonie figuraient parmi les invités.

Commentaires