Société

Après la mort du Mdl Kouatchi, les épouses des prisonniers de la crise post-électorale annoncent des actions d’envergure.

Après la mort du Mdl Kouatchi, les épouses des prisonniers de la crise post-électorale annoncent des actions d’envergure.

Les épouses des prisonniers de la crise post-électorales ont décidé d’accorder leurs violons pour obtenir la libération de leurs hommes qui croupissent depuis la chute de l’ex-régime dans les geôles du pouvoir d’Abidjan. Réunis au sein du collectif des femmes et parents de la crise post-électorale (Cofed), elles ont annoncé, à cet effet hier jeudi, au cours d’une conférence de presse, des actions d’envergures.

« Nous allons bientôt faire des sit-in, des grèves de la faim et une grande marche en ‘’kodjo rouge’’ dans la commune du Plateau », a précisé la présidente du collectif, Simone Datté.

Aussi, tout en invitant les femmes de Côte d’Ivoire à se joindre à ce vaste mouvement, elle a interpellé les organisations de défense des droits de l’homme sur la situation de détention de leurs époux.

Par ailleurs, cette tribune a été un prétexte pour la sœur du Marechal des logis (Mdl) Assi Jean Kouatchi pour expliquer les circonstances du décès de frère. Pour Louise Kouatchi, si son frère a trépassé c’est bien à cause de l’indifférence des responsables de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) vis-à-vis de la maladie de son ainé.

« De janvier à mai 2017, mon frère était malade. Mais, les responsables de la Maca ont refusé qu’il sorte de la prison pour se faire soigner. Il était vraiment touché. Il n’arrivait plus à marcher. Son pied était enflé à cause d’une infection qu’il a reçue à l’infirmerie de la prison. Sa maladie s’est aggravée par la suite. Vu son état de santé, la famille a, une fois de plus, exigé qu’il sorte pour des soins approprié. Mais l’administration pénitentiaire a encore dit non. Ce n’est que le mardi 09 mai que la Maca a accepté qu’il sorte pour  se faire soigner », a-t-elle expliqué.

Rappelons que le Mdl Assi jean Kouatchi est décédé le 20 mai dernier au Centre hospitalier universitaire (Chu) de Treichville.

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