Société

Algérie : portables, chewing-gums, pâtes... et 900 autres produits interdits d'importation

Algérie  : portables, chewing-gums, pâtes... et 900 autres produits interdits d'importation

Les autorités algériennes ont interdit temporairement l'importation de quelques 900 produits dont le téléphone portable, les appareils électroménagers et certaines denrées alimentaires comme les légumes. D'après le ministre algérien du commerce, le pays vise par cette nouvelle mesure, la réduction de son déficit commercial.

L'Algérie continue de prendre des dispositions pour limiter ses dépenses afin de gérer au mieux la baisse des revenus du secteur pétrolier. Le gouvernement vient d'interdire de manière temporaire l'importation de près de 900 produits.

« Nous avons décidé d'établir une liste composé de 851 articles qui seront interdits à l'importation, 126 produits verront l'application de la taxe douanière à 60% et de la TIC ... La suspension à l'importation de ces produits est limitée dans le temps et sera levée progressivement avec ou sans maintien des taxes et autres droits », a indiqué le ministère algérien du commerce dans un document cité par Reuters.

Selon le ministre qui a indiqué que cette mesure sera reconduite en 2019, l'interdiction concerne notamment les produits suivants : le téléphone portable, les appareils électroménagers, les fruits secs, des fromages (produits finis), les fruits frais (à l'exception des bananes), les légumes frais (sauf l'ail), les viandes (à l'exception de certaines catégories telles les viandes bovines), le thon, les dérivés du maïs, les préparations de viande, les chewing-gum, les bonbons et chocolats, les pâtes alimentaires, les viennoiseries, les dérivés de céréales, les conserves de légumes, les tomates préparées ou conservées, les confitures, les gelées, les fruits conservés, les préparations alimentaires, les préparations pour soupes et potages, les eaux minérales, les papiers, le ciment, les détergents, les produits plastiques finis et semi-finis, les produits hygiéniques, le marbre et granite, le papier hygiénique, les tapis, la céramique finie, les glaces et verres, les moissonneuses-batteuses, les articles de robinetterie, les fils de câbles, les meubles, les lustres, les eaux embouteillées et certains matériaux de construction.

Réduire le déficit commercial

Cette décision du gouvernement algérien se justifie selon Mohamed Benmeradi, par la volonté du pays de réduire son déficit commercial. Face à la chute des cours des matières premières et notamment du pétrole qui représente 95% des exportations du pays, le pays a vu ses recettes s'enfoncer progressivement, causant ainsi une aggravation du déficit commercial du pays. D'après les données du ministère du commerce, la valeur des importations algériennes n'a baissé que de 2,1% à fin novembre 2017 par rapport à l'année 2016 pour atteindre 42,8 milliards de dollars. Avec les nouvelles mesures, Alger s'attend à une diminution considérable envisageant la facture des importations à 30 milliards de dollars cette année 2018, contre 45 milliards pour l'ensemble de l'année 2017 et 46,7 milliards l'année 2016.

Il faut signaler que la mesure d'interdiction remplace le système de licence d'importation introduit il y a deux ans. Selon un fonctionnaire du ministère du commerce qui s'est confié à la presse locale, ce système par lequel les importateurs devaient demander un permis d'achat à l'étranger, avait montré ses limites. Il paraissait trop bureaucratique aux entrepreneurs, entraînant des problèmes d'approvisionnement ainsi que des prix plus élevés pour certains produits.

 

 

latribune.fr

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