Société

Affaire nouvelle décharge d’ordures à Abidjan : Anne Oulotto répond directement à Decotey

Affaire nouvelle décharge d’ordures à Abidjan : Anne Oulotto répond directement à Decotey

L’annonce de l’ouverture d’une décharge d’ordures ménagères à Abidjan, située à proximité de la cité Bel Air de N’Dotré a suscité de nombreuses réactions. Le comédien ivoirien Decotey a adressé un message de dénonciation aux autorités ivoiriennes. A la suite de ce coup de gueule, la ministre ivoirienne de la Salubrité, de l’environnement et du développement durable, Anna Oulotto a tenu à réagir.

 

Anna Oulotto a répondu directement à Decotey. La ministre ivoirienne de la Salubrité, de l’environnement et du développement durable s’est adressée au comédien à la suite de son coup de gueule à la suite de l’annonce de l’ouverture d’une décharge d’ordures ménagères à Abidjan, située à proximité de la cité Bel Air de N’Dotré.

Voici l’intégralité de la réponse d’Anne Oulotto à Decotey :

« Bonjour M. Decothey,

Merci de l’intérêt que vous accordez à ce projet d’intérêt public et d’importance capitale pour la Côte d’ivoire de façon générale et particulièrement pour les populations abidjanaise. Nous comprenons très bien l’objet de votre inquiétude qui est tout à fait justifié.

Cependant, nous vous rappelons que conformément à la vision du Gouvernement Ivoirien en matière de salubrité, le Ministère a initié et conduit pour le compte de l’Etat de Côte d’Ivoire, ce projet d’utilité publique et structurant qui vise à -atteindre l’objectif d’«Abidjan ville propre» -structurer et moderniser la chaine de collecte, du transport et de traitement des déchets solides ménagers et assimilés dans le District Autonome d’Abidjan.

Ainsi, la mise en œuvre de cette nouvelle organisation de la gestion des déchets solides ménagers et assimilés nécessite la construction et l’exploitation des infrastructures modernes obéissant aux standards internationaux aux plans technique et environnemental. Ce sont un (01) Centre de Valorisation et d’Enfouissement Technique (CVET) à Kossihouen dans le sous-préfecture de Songon et sept (07) centres de transfert dans les quartiers d’Abidjan dont celui d’Anguédédou.

L’Etat de Côte d’Ivoire a vocation à assurer, à ses populations, un cadre de vie propre, assaini, respectueux des contraintes environnementales

Ce projet a d’ailleurs été largement présenté et expliqué lors des rencontres que le MINSEDD a eu avec les représentants des populations riveraines (cités ADO et BEL AIR) et ce, en votre présence. Par ailleurs, nous tenons à vous rassurer sur le fait que Madame le Ministre a toujours montré sa disponibilité à rencontrer les populations riveraines du centre de transfert d’Anguédédou.

C’est pour cela, après qu’elle vous ait proposé l’intégration de vos représentants dans le comité de suivi du projet, elle a voulu une rencontre élargie à toutes les couches sociales des populations riveraines, le jeudi 19 juin à 18 heures à la mairie de Yopougon, réunion à laquelle vous (représentants de la population riveraine) n’avez pas voulu sa tenue. Pour ce qui est du projet du centre de transfert d’Anguédédou comme les six (06) autres dans les communes d’Abidjan, il est important de clarifier et d’éclairer les populations d’Abidjan en général et celles qui sont riveraines en particulier, qu’un centre de transfert n’est pas une « décharge contrôlée » à plus forte raison une « décharge sauvage » comme l’est celle Akouedo.

Il ne s’agit nullement aussi d’un projet de transfert de la décharge d’Akouédo dans la commune de Yopougon. Il s’agit de la construction d’une infrastructure moderne intermédiaire entre la collecte et l’enfouissement technique. Ce centre de transfert construit avec toutes mesures de sécurisation technique et environnementales, permet de transvaser les déchets collectés dans de grands conteneurs (30 mètres cubes) qui sont acheminés au centre d’enfouissement technique de Kossihouen.

La protection de l’environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un devoir pour la communauté et pour chaque personne physique ou morale

Le cahier de charges de l’exploitation de ces centres de transfert ne permet un séjour des déchets de plus de 24 heures. L’Etat de Côte d’Ivoire a vocation à assurer, à ses populations, un cadre de vie propre, assaini, respectueux des contraintes environnementales, tout en obéissant à une démarche de développement durable, conformément aux articles 19 et 28 de sa Constitution qui disposent que : « Le droit à un environnement sain est reconnu à tous. » et «La protection de l’environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un devoir pour la communauté et pour chaque personne physique ou morale ».

Par ailleurs, il faut signaler que notre pays étant parti aux différents accords et conventions internationaux portant sur la protection de l’environnement, le Gouvernement ivoirien ne saurait engager un projet qui met en péril la vie de ses populations ».

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