Société

Affaire Boundy Vs Ali Fawaz/ Alain Lobognon prend position

Affaire Boundy Vs Ali Fawaz/ Alain Lobognon prend position

Dans un tweet posté sur son compte Twitter, Alain Lobognon, député de Fresco, par ailleurs ministre de la promotion de la jeunesse, des sports et loisirs s’est prononcé sur le litige foncier qui oppose la famille Boundy à Ali Fawaz, important homme d’affaire ivoiro-libanais et consul honoraire de la Turquie.

« Certains diront que les enfants Boundy ont fait un choix. Souffrir en refusant de perdre leur propriété familiale. », a-t-il lâché. Que cache cette prise de position de l’ex-ministre sur ce dossier classé, selon Ali Fawaz, par la Justice ivoirienne ? Certains y voient une reconnaissance d’un tort causé à la famille Boundy au profit du richissime homme d’affaires. A juste titre car tout porte à croire qu’Alain Lobognon reconnait que la propriété familiale appartient à cette famille et que le Droit n’a pas été droit. La seconde phrase ‘‘Souffrir en refusant de perdre leur propriété familiale’’ l’atteste clairement. Un probable entretien avec le ministre lui permettra certainement d’expliciter sa position.

La société civile soutient la famille Boundy

Lors d’une conférence tenue récemment sur les décombres de la maison au sous-quartier Zone 4 Biétry (Abidjan), Daléba Nouhounou, porte-parole d’un mouvement de la société civile soutenait que l’acquéreur de la maison de la famille Boundy est de mauvaise foi. « Dans l’acte notarié présenté par Ali Fawaz, il est indiqué que le lieu n’abrite personne bien que la famille réside dans sa maison. Un faussaire a vendu la maison à trois personnes dont Ali Fawaz, un receleur milliardaire et intouchable. Au dela de la famille Boundy, tous les Ivoiriens sont désormais menacés par ce risque d’être dépossedé de sa maison par un Libanais nanti. », a-t-il ajouté.

 

La riposte d’Ali Fawaz

« La Justice a tranché en ma faveur. Si la Justice m’avait donné tort, j’allais l’accepter. Mais pourquoi elle (Ténin Boundy, représentante de la famille Boundy Ndlr) ne l’accepte pas et préfère m’insulter sur réseaux sociaux ? . « Qu’elle s’en prenne à Sossa Vagbé Timothée qui m’a vendu le terrain. Si la Justice soutient que ses documents sont faux, alors les miens le sont également. Mais la Justice estime que les documents de cette famille n’ont aucune valeur juridique tandis que ceux de Sossa Vagbé Timothée en ont une car muni d’un certificat de propriété. », a repliqué Ali Fawaz à son bureau.

Pour l’heure, la famille Boundy, expulsée de sa maison par Ali Fawaz depuis plus d’une année, squatte à côté de celle-ci pour résister. Enfants, neveux…, tous dorment à la belle étoile sous une tente de fortune à côté des débris de leur maison, sans soutien des autorités et exposés à toutes sortes de maladies. C’est le statut quo dans l’affaire. Les travaux sont interrompus. Ni le nouvel acquéreur, ni la famille ne peut construire.

 

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