Société

Adama Dahico (écrivain-humoriste) : «Un livre peut changer la mentalité d’une population »

Adama Dahico (écrivain-humoriste) : «Un livre peut changer la mentalité d’une population »

La 10ème édition du Salon international du livre d’Abidjan (SILA) s’est ouverte depuis le mercredi 16 mai 2018. Adama Dahico, écrivain-humoriste, qui y prend part, soutient que le livre peut transformer les mentalités.  

 

Auteur des ouvrages Le PolitiRien, Donnez-moi le pouvoir et  je vous rendrai le rire, Eh Djah ma vieille ! Dieu avant tout, Adama Dahico s’est félicité de l’engouement autour du Salon international du livre d’Abidjan, placé sous le thème «Le livre, vecteur des identités culturelles ».

« J’avais déjà participé à une édition au palais des sports. J’avais  dit que le palais rappelle trop le sport. Mon souhait c’était que le salon revienne au palais de la culture où les hommes de culture peuvent facilement se reconnaître. C’est le 2ème jour, il y a de l’engouement. Je suis en train de dédicacer plus de livres que j’avais prévu », nous a-t-il confié au cours d’une entrevue.

Sur le sujet de l’importance du livre dans la société, le « président du Dromikan » reste convaincu qu’à travers « un auteur, on peut changer la mentalité d’une population ».

« Voilà pourquoi dans certains pays, les écrits sont très surveillés. Nous sommes dans l’écriture pour apporter notre contribution au rayonnement de l’humour et en même temps dénoncer, conscientiser à travers des textes et de images humoristiques. Il y a de la caricature dans mes livres ainsi que de chroniques et des blagues », a poursuivi l’auteur.

Dolo Adama (de son nom à l’état civil) a cru bon de lancer un appel à tous ceux qui hésitent à se plonger dans les livres. « Je voudrais dire que le monde aujourd’hui est un monde de découvertes, de culture, de donner et de recevoir. Vous ne pouvez pas être dans un endroit  et quand on engage un débat, vous n’avez pas d’arguments solides pour vous défendre. Si vous êtes une autorité politique ou un citoyen lambda, et que  quelqu’un vous invite à un débat, sur une ligne humoristique, il faut pouvoir citer un auteur qui écrit dans l’humour. C’est tout cela la culture générale », s’est exprimé le comédien.

Puis l’homme de théâtre de conclure : «Nous voulons leur dire non seulement d’apprendre à lire mais aussi à écrire. C’est très important la lecture tout comme le livre. C’est très important l’univers du livre parce qu’à travers un auteur, on peut changer la mentalité d’une population. »

La 10ème édition du SILA, initiée par l’Association des éditeurs de Côte d’Ivoire (ASSEDI), prend fin le dimanche 20 mai 2018. Des panels littéraires, des séances de dédicaces d’œuvres et des conférences-débats sont au programme.

 

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