Société

Les Rencontres chorégraphiques d’Abidjan : l’événement lancé

  Les Rencontres chorégraphiques d’Abidjan : l’événement lancé

L’ONG Danse l’Afrique a procédé au lancement de la 3ème édition de Les Rencontres chorégraphiques d’Abidjan ce jeudi 11 avril 2018. La cérémonie a eu lieu à l’INSAAC (Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle).  

 

Léandre Gnavo Nali, président de l’ONG Danse l’Afrique, a d’entrée fait savoir que la 3ème édition de Les Rencontres chorégraphiques d’Abidjan a pour thème « Les défis des danses traditionnelles africaines à l'ère de la globalisation ». Elles se tiendront du 16 au 22 avril à Abidjan et Aboisso. A l’en croire, cet événement vient à point nommé pour « pousser plus loin la réflexion, de sorte à exploiter au mieux le potentiel artistique ; économique, scientifique qu’offre la danse ». « On ne danse plus pour danser. Nos danses sont en danger. Il est important de se réveiller afin de les sauvegarder », a-t-il préconisé. Les Rencontres chorégraphiques d’Abidjan, que les initiateurs entendent positionner comme une « plateforme d'échanges et de réflexions alliant expertise scientifique et expérience artistique », sont placées sous l’égide de Nanan N’Douffou V, roi du Sanwi.

Notons que l’objectif recherché, comme l’a confié Léandre Gnavo Nali, est de promouvoir l’enseignement de danse africaine dans les établissements scolaires, promouvoir et accompagner la recherche scientifique en matière de danse africaine mais aussi développer les échanges interculturels.

Pour cette année, l’innovation de taille est le concours Prix Danse pour l’Afrique pour la création contemporaine. « Il y aura donc au programme des conférences ; ateliers de réflexion ; ateliers de formation ; spectacles ; des concours de prix », a précisé le premier responsable de l’ONG Danse l’Afrique. Celui-ci a d’ailleurs profité de l’occasion pour dénoncer le manque d’engagement du ministère de la Culture à ses côtés. « Le ministère n’encourage pas les entreprises à être des mécènes de la culture. Je n’ai rien contre personne mais j’ai tout contre ces personnes qui n’œuvrent pas pour la culture », a-t-il martelé, précisant que Les Rencontres chorégraphiques d’Abidjan sont financées sur « fonds propres ».

 

 

 

 

 

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