Société

"Le laparoschisis" Le tueur silencieux des nouveau-nés gagne du terrain faute d’équipements dans les Hôpitaux

Ces derniers temps, le laparoschisis ou malformation des nouveau-nés endeuille de nombreuses familles. Cette maladie qui se soigne très bien dans les hôpitaux biens équipés, fait beaucoup de victimes dans les CHU en Côte d'Ivoire faute d'équipement adéquats.

Le laparoschisis en effet, est une malformation rare très impressionnante. Il intervient au moment de la croissance embryonnaire. Aussi appelé « gastroschisis », est une malformation consistant en une fente ou ouverture de la paroi abdominale. Les intestins passent à travers cette fente. Le bébé va alors naître avec une partie des viscères (intestin, souvent le foie) hors du ventre. Cette vilaine maladie qui touche environ un nouveau-né sur 3300 se guérit rapidement si les l'hôpital ou l'enfant est né dispose des outils nécessaire. On ne connaît pas l'origine de cette malformation. L'on sait juste qu'elle se produit vers la dixième semaine de gestation, pendant la phase finale de la délimitation pariétale. Des cas guérissent rapidement sans séquelle après une opération bien menée. Mais pour cela, il faut que le Laparoschisis soit détecté au cours de la première échographie et que la grossesse soit suivie de très près par des spécialistes. Ensuite, il faut qu'à l'accouchement une ou des opérations pour réintégrer les intestins du bébé soient effectuées dans les premières heures. Et le bébé s'en sort à 95% sans séquelles si ce n'est une petite cicatrice qui se confond au nombril. Malheureusement dans notre pays, le constat reste alarmant et beaucoup d'efforts restent à fournir pour réaliser ces opérations. Dans nos 04 grands centres hospitaliers, la prise en charge est quasi inexistante. Tous les nouveaux nés atteints de laparoschisis meurent sans espoir, pourtant, le constat fait est que notre taux de prévalence est nettement plus élevé qu'en France. Récemment au chu de Yopougon, aux urgences pédiatriques, l'on a enregistré en l'espace d'une semaine seulement, deux cas confirmés de la malformation. Les nouveaux nés sont tous morts sans que rien ne soit fait. " Nous n'avons pas ici, les moyens de s'en occuper " ont simplement confié à des parents les chirurgiens pédiatriques. En espérant que le gouvernement ivoirien se penche sérieusement sur ce cas de mortalité infantile en prenant en charge la formation des infirmiers et médecins mais aussi et surtout, en pourvoyant aux équipements nécessaire pour la détection, le suivi, et les opérations pour que plus aucuns bébé ne meure du laparoschisis.

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