Securité

Une employée s'est barricadée dans l'ambassade de Côte d'Ivoire à Bruxelles

Une employée s'est barricadée dans l'ambassade de Côte d'Ivoire à Bruxelles

Le cas de cette secrétaire est emblématique de la façon dont est souvent traité le personnel des ambassades. Cet été déjà, Anne-Marie affirmait que ses droits n’étaient pas respectés alors qu’elle est employée depuis 1994. A présent, elle vient de perdre son travail comme trois autres employées. Pour elle, ce licenciement est abusif et fait suite à ses contestations.

Anne-Marie est déterminée : elle ne sortira pas tant qu'elle n'aura pas obtenu satisfaction. Elle a bloqué toutes les entrées du bâtiment de l'avenue Franklin Roosevelt avec des machines à laver et des bouts de bois. Nous réussissons tout de même à lui parler à travers une fente dans une porte. "C’est un règlement de compte ce licenciement", nous dit-elle.

Ce mardi matin, les employés de l'ambassade ont trouvé porte close. Fabrice Epis de la CNE était sur place. Il a bien suivi le dossier. Pour lui, le problème est que ces employées ne sont pas totalement déclarées à la sécurité sociale. Par ailleurs, "elles ont travaillé durant plusieurs années sans être déclarées du tout. Elles ont alors déposé plainte au ministère du travail, qui a contacté l’ambassade afin de régulariser les dossiers". Pour lui, l’ambassade a licencié ces quatre personnes en représailles au dépôt de plainte.

Joint par téléphone, l'ambassadeur se dit malade. Il dément fermement et prétend qu’Anne-Marie est folle.

La police quant à elle, ne peut intervenir sur le territoire ivoirien. Après son départ, des membres du personnel ont fini par forcer la porte. Anne-Marie Malan, campe toujours à l'intérieur.

I.L. avec D.V. et Nora Khaleefeh

 

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