Securité

Un colis piégé au siège du FMI, il s'agit d'un attentat

 Un colis piégé au siège du FMI, il s'agit d'un attentat

Une femme a été gravement blessée jeudi lors de l'ouverture d'un courrier qui a explosé au siège parisien du Fonds monétaire international. Le parquet antiterroriste a été saisi. 

Selon les premiers éléments de l'enquête, un pétard pourrait être à l'origine de l'explosion dans le bâtiment du Fonds monétaire international (FMI) situé avenue de Iéna, à Paris, non loin de l'arc de triomphe, en fin de matinée, ont précisé des sources policières. La préfecture de police a fait état d'une intervention après la découverte «d'un colis suspect, avec a priori un artifice à l'intérieur».

L'assistante de direction, qui a ouvert le courrier aux alentours de 11h30, souffre de «quelques brûlures» aux mains et au visage, selon une source policière. Elle a ouvert le pli adressé au chef du bureau européen du FMI qui avait été reçu peu avant midi. L'engin explosif est "un gros cylindre noir d'environ 30 cm", selon des sources policières à BFMTV. L'explosion a atteint le plafond de la pièce.

Plusieurs personnes ont été évacuées «par mesure de précaution». L'enquête a été confiée au premier district de la police judiciaire (1er DPJ) parisienne. La police scientifique parisienne a été envoyée sur place.

«Un attentat» selon François Hollande

Les réactions n'ont pas tardé. La présidente du FMI, la Française Christine Lagarde, a condamné cet «acte de violence». Quand au président français François Hollande, il a évoqué «un attentat». «Nous sommes encore en face d'un attentat, il n'y a pas d'autre mot face à un colis piégé». Le parquet antiterroriste a d'ailleurs été saisi. Le chef de l'État français a exclu toute levée anticipée de l'état d'urgence, prévue le 15 juillet. Ce dispositif spécial a été instauré le soir des attentats de Paris, le 13 novembre 2015. «Nous sommes toujours visés. Là, en l'occurrence, c'est le Fonds monétaire international, mais c'est en France, c'est la France. Nous sommes directement concernés».

Mercredi à Berlin, un «mélange explosif» a été découvert au ministère allemand des Finances. Il avait été expédié de Grèce, avec comme fausse adresse d'expéditeur celle d'un député de droite. Le groupe anarchiste grec Conspiration des cellules de feu a revendiqué jeudi l'envoi de ce paquet.

 

 

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