Securité

Le Nigeria libère 150 anciens membres de Boko Haram

Le Nigeria libère 150 anciens membres de Boko Haram

Les autorités nigérianes affirment que plus de 150 anciens combattants de Boko Haram doivent maintenant être libérés pour se réinsérer dans la société après un programme de déradicalisation de onze mois dans l'État de Gombe, dans le nord-est du pays.

Les anciens militants ont été graciés alors qu'ils ont prêté serment d'allégeance à l'État nigérian, ce qui contraste nettement avec l'idéologie de Boko Haram selon laquelle il ne reconnaît pas les autorités du pays.

Il s'agit du deuxième groupe d'anciens combattants de Boko Haram à beneficier de ce programme de déradicalisation. Environ 90 autres ont été libérés dans les mêmes conditions en avril.

Les autorités nigérianes se disent convaincues que les combattants repentis de Boko Haram avaient été forcés de rejoindre le groupe djihadiste après avoir été capturés par d'autres combattants suite à des attaques de leurs communautés.

Le commandant du programme de déradicalisation et de réhabilitation connu sous le nom d'Opération Safe Corridor, le colonel Gurama Martins, a affirmé devant les journalistes que pendant le programme, les anciens combattants de Boko Haram avaient acquis des compétences professionnelles avant d'être réintégrés à la société.

Mais on ne sait pas comment ils seront reçus par leurs communautés. Les combattants qui viennent d'être déradicalisés devraient être libérés dans les prochains jours.

L'initiative de déradicalisation a suivi le profil des combattants de Boko Haram en fonction de leur degré d'implication dans le groupe islamiste.

L'année dernière, plus d'une centaine de personnes avaient été condamnées et emprisonnées dans le cadre d'une série de procès en masse mettant en cause plus de 6 000 suspects de Boko Haram.

De nombreux suspects sont toujours en détention. Les combattants de Boko Haram et sa faction dissidente connue sous le nom de Province d'État islamique d'Afrique de l'Ouest continuent de lancer des attaques meurtrières contre des cibles militaires et civiles dans le nord du Nigéria.

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