Securité

Korhogo – Affrontements évités entre militaires et ex-combattants, la police en médiateur

Korhogo – Affrontements évités entre militaires et ex-combattants, la police en médiateur

Des affrontements ont été évités de justesse entre militaires et démobilisés le lundi 8 mai à Korhogo lors de la manifestation des ex-combattants dans cette ville. 

 

Grosse frayeur à Korhogo. Dans la nuit du lundi 8 mai 2017, des ex-combattants qui y manifestaient pour revendiquer une attention soutenue du gouvernement sur leur situation précaire, ont failli en découdre avec des éléments des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) en poste dans cette localité.

Selon Ouattara Yssouf dit ‘’El Diablo’’ le secrétaire national de la ‘’Cellule 39’’ une structure qui rassemble des ex-combattants, basée dans la capitale du Poro, tout est parti de la sortie « inhabituelle » de l’armée au cours de cette manifestation.

« Le lundi dernier au cours de la manifestation de rue de certains des nôtres dans la ville de Korhogo, on ne sait pourquoi, mais vers 10 heures soit quelques instants après l’entame de la manifestation, des militaires sont sortis pour quadriller les différents corridors de la ville où se sont rassemblés les démobilisés. Alors qu’il est connu de tous que la sécurité interne incombe à la police et à la gendarmerie », relate-t-il à Politikafrique.info.

Cette présence des militaires ajoute-t-il, n’était pas appréciée des manifestants qui en ont fait des  interprétations. « Cette sortie de l’armée a irrité les ex-combattants. Selon eux, c’était le signe que l’Etat veut tuer les démobilisés. Au-delà, ils estimaient que les autorités refusent d’écouter les problèmes pour lesquels il y a des manifestations. Ils ont donc décidé de ne pas mettre fin à leur manifestation », poursuit ‘’El Diablo’’.

A l’en croire, la nouvelle de la sortie de l’armée a suscité la frénésie chez les démobilisés dans le département de Korhogo. Ceux-ci ont effectué le déplacement dans cette ville en grand nombre jusque tard la nuit, pour disent-ils, se faire tuer aux côtés de leurs camarades.

« C’était une situation que j’ai eue du mal à gérer. Surtout au niveau du corridor de Boundiali où il y avait de la tension parce qu’un militaire avait menacé de tirer sur les manifestants. Mais nous avons pu ramener le calme et lever la manifestation en ce lieu comme dans tous les autres corridors, et convaincu les démobilisés de rentrer pour éviter des affrontements », reconnait El Diablo.

Selon le secrétaire national de la ‘’Cellule 39’’, El Diablo, c’est seulement aux alentours de 19 heures GMT avec l’aide de la Préfecture de police, du commissaire et des chefs de la 4ème légion militaire, qu’ils sont parvenus à la totale accalmie. Un officier de police a même été désigné pour les accompagner dans leurs démarches administratives à la préfecture administrative pour le dépôt de leur dossier d’existence légale.

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