Securité

Des mercenaires Burkinabè de la crise postélectorale ivoirienne menacent de se faire entendre

Des mercenaires Burkinabè de la crise postélectorale ivoirienne menacent de se faire entendre

Des mercenaires burkinabè ayant combattu au côté des forces loyales à Alassane Ouattara lors de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire menacent de se faire entendre si rien n’est fait pour satisfaire les promesses à eux faites par le camp Ouattara, selon des médias du Burkina.

Les vétérans burkinabè qui ont participé à la crise postélectorale ivoirienne aux côtés des forces pro-Ouattara ne sont pas contents. Pas du tout. Et ils le font savoir au chef d’Etat particulier de M. Ouattara. Eux qui pensent avoir été grugés, sept ans après l’arrivée de l’ex directeur adjoint du FMI à la tête de l’Exécutif en Côte d’Ivoire.

Entre novembre 2010 et avril 2011, la Côte d’Ivoire a connu une crise postélectorale qui a fait officiellement 3 000 morts.

Cette crise a vu l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011 à la résidence présidentielle à Abidjan et conduit sept mois plus tard à la cour pénale internationale (CPI) et la prestation de serment d’Alassane Ouattara en mai de la même année.

"Pour avoir combattu aux côtés des troupes favorables au président ivoirien Alassane Ouattara, les vétérans burkinabè de la guerre civile ivoirienne, sont toujours dans l’attente du reliquat de leur prime, nous apprend le journal “ l’Observateur Paalga’’ dans sa parution du vendredi 27 avril", a rapporté le site Omégafm, ce vendredi.

En janvier 2017, des Forces nouvelles intégrées à l’armée régulière réclament au gouvernement 12 millions pour chacun des 8 400 ex-rebellesUne avance de 5 millions a été débloquée immédiatement, et le solde devait être progressivement versé à partir de la fin mai.

"Sur la base d’un contrat de 10 millions de francs CFA par mois et par soldat, ils n’auraient perçu chacun qu’une avance de cinq millions pour ceux qui ont passé quatre mois et quinze jours au front et quatre millions pour ceux qui y ont passé trois mois", rapporte le confrère.

Pour le versement de leur prime, ces vétérans ont entrepris des démarches au niveau de l’ambassade de Côte d’Ivoire au Burkina, et un colonel burkinabè, proche du président Roch Marc a même pris l’engagement de faire verser le restant du montant dû. "Quelques six mois après leur rencontre avec l’officier burkinabè, qui aurait, séance tenante, appelé le chef de la sécurité de Ouattara, la promesse n’est toujours pas suivie d’effet".

"Las d’attendre et de passer pour les dindons de la farce, ils menacent de se faire entendre dans les jours qui suivent", conclut notre confrère.

 

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