Securité

Champs-Elysées. Ce que l’on sait sur la « tentative d’attentat »

Champs-Elysées. Ce que l’on sait sur la « tentative d’attentat »

L’avenue des Champs-Elysées, à Paris, dans le secteur du théâtre de Marigny, a été bouclée ce lundi après-midi. Deux mois, après l’attaque de policiers sur cette même avenue, une voiture a foncé sur un fourgon de gendarmerie, sans faire de blessés. Le conducteur est décédé. La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête.

Que s’est-il passé sur les Champs-Elysées ?

Vers 15 h 40, ce lundi, un homme a percuté en voiture, une Renault Megane blanche, le fourgon de tête d’un escadron de gendarmes mobiles qui descendait les Champs-Elysées, à Paris, sans faire de blessés. Mais sa voiture s’est embrasée lors de l’impact.

Selon Alain Peudenier, le journaliste de Ouest-France sur place au début des faits, une personne avait été évacuée d’une voiture. « A terre, l’homme est actuellement inconscient », avaient dans un premier temps indiqué des sources policières. Le conducteur est finalement décédé, selon le ministère de l’Intérieur.

Pourquoi un périmètre de sécurité ?

La préfecture de police de Paris a procédé à l’évacuation d’une partie des Champs-Elysées, à hauteur du théâtre de Marigny, à quelques centaines de mètres de l’endroit où un policier avait été tué par un djihadiste il y a deux mois. Un vaste périmètre de sécurité a été mis en place, la circulation a été bloquée par les autorités et la station de métro Champs-Élysées-Clemenceau a été fermée au public. Dans un tweet, la préfecture de police a annoncé que la situation était sous contrôle, néanmoins le périmètre de sécurité est toujours en place.

« Les opérations de déminage sont en cours, les éléments et les secours progressent lentement pour ne pas prendre le moindre risque », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

Pourquoi le parquet antiterroriste a-t-il ouvert une enquête ?

L’homme était fiché « S » (pour « Sûreté de l’Etat ») depuis 2015 pour son appartenance à « la mouvance islamiste radicale ». Sa famille était connu pour faire partie de la mouvance « salafiste ». Dans la voiture, des bonbonnes de gaz, des armes de poing et une kalachnikov ont été retrouvées. La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête. Il n'était pas connu de la justice, selon une source policière.

Ouestfrance.fr

Commentaires