Securité

Cameroun : la population repousse une incursion de Boko Haram dans un village de l'Extrême-Nord

Cameroun : la population repousse une incursion de Boko Haram dans un village de l'Extrême-Nord

Un groupe d'individus armés non identifiés a fait irruption dans la nuit de mardi à mercredi à Abancouri, localité de la région de l'Extrême-Nord du Cameroun à la frontière avec le Nigeria, où la population a fait montre de courage en assemblant un arsenal de de défense artisanal pour repousser les assaillants, a appris Xinhua de sources communautaires.

L'attaque survenue aux environs de minuit n'a fait aucune victime, selon ces sources. Les assaillants, arrivés à pied du Nigeria voisin armés de kalachnikovs et estimés à plus d'une dizaine, ont pénétré le territoire camerounais en vue de semer la terreur au sein de la population et de s'emparer de son bétail constitué principalement de dizaine de milliers de têtes de bœufs, affirment-elles.

De telles attaques sont courantes dans cette région, en proie aux violences commises par la secte islamiste nigériane Boko Haram depuis 2014.

Petit village de l'arrondissement de Balgaram, à la frontière nigériane, la localité d'Abancouri est habitée par une population composée essentiellement d'éleveurs. Face aux assauts répétés du groupe djihadiste, ceux-ci s'organisent pour assurer la sécurité de leur bétail en les regroupant dans des enclos communs.

La surveillance des sites est confiée à des bergers armés de fusils de fabrication artisanale, de lances et de flèches, alors que le village lui-même, comme tous les autres de la région de l'Extrême-Nord, dispose d'un comité de vigilance ou groupe d'autodéfense, un dispositif sécuritaire particulier reconnu par les autorités en appui de l'action des forces de défense et de sécurité.

Sous les coups de feu entendus lors de l'attaque survenue dans la nuit, le village tout entier s'est mobilisé et a organisé la résistance en sortant de son arsenal de défense artisanal, avec des cris d'alerte et d'appels à l'intervention des forces camerounaises qui ont réussi à faire fuir les assaillants. Mercredi, un calme précaire régnait dans la localité.

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